26 avril 2007

Bayrou affirme que Sarkozy lui avait proposé une "alliance" anti-Chirac

Sud-Ouest diffuse un enregistrement dans lequel le leader de l'UDF raconte avoir refusé une "alliance" contre Jacques Chirac, proposée par le leader de l'UMP en 2004. 

François Bayrou


Le quotidien Sud-Ouest révèle mercredi 25 avril que François Bayrou lui a confié avoir refusé, en février 2004, "une alliance contre Chirac" proposée par Nicolas Sarkozy, et ne plus avoir parlé depuis au président de l'UMP.
François Bayrou a donné cette information à Sud-Ouest le 16 mars dernier, lors d'une interview devant un panel de cinq lecteurs, cinq journalistes et plusieurs invités. L'extrait peut être écouté sur le site Internet de Sud-Ouest.
Interrogé sur cette information lors d'une conférence de presse un peu plus tard dans la journée de mercredi, François Bayrou a simplement répondu : "Je n'apprécie pas que ces propos aient été publiés sans mon assentiment."
"On ne peut pas rencontrer plus différents que Nicolas Sarkozy et moi. Je n'ai pas parlé avec lui depuis trois ans", confiait alors François Bayrou lors de cet entretien, avant d'expliquer les raisons de cette rupture de relations.

Invité chez Jacques Chancel

"Nicolas Sarkozy venait d'être élu à la tête de l'UMP. Le dimanche suivant, il me fait inviter chez Jacques Chancel (...) et Sarkozy me dit: "'Je te propose une alliance contre Chirac. On va faire les jeunes et on va le démoder, lui qui est vieux. On va lui faire la guerre, et au bout du compte, on fait alliance contre Chirac'". "Je lui dis: 'ça ne m'intéresse pas. Je ne veux pas faire d'alliance avec toi. Je ne veux pas faire d'alliance contre Chirac sur le critère de l'âge. Cela ne me ressemble pas. Alors tu fais ce que tu veux, mais moi, je ne le ferai pas. "Depuis, en effet, il y a comme un froid entre nous", a déclaré le président de l'UDF.
Jacques Chancel a confirmé la rencontre de deux heures entre les deux hommes dans la bibliothèque de sa maison, à Adast, mais a indiqué qu'il ignorait ce que les deux hommes s'étaient dit.

Des propos off déjà livrés

Selon le journaliste qui signe l'article de Sud-Ouest, François Bayrou avait expressément demandé la veille de la parution de l'entretien, que ces "propos off" ne soient pas utilisés. Mais le quotidien estime que, "aujourd'hui, ces confidences prennent tout leur sens".
Au cours des derniers mois, François Bayrou a fait ces mêmes confidences à plusieurs reprises devant des journalistes, en les invitant à chaque fois à ne pas les publier.

25 avril 2007

Les fractures programmées de Sarkozy

Libération du 25 avril 2007


Que serait la France de Nicolas Sarkozy s'il accédait, le 6 mai, à la présidence de la République ? Quelles sont ses volontés de réforme, ses mesures prioritaires ?

Une certaine idée de la justice
Ce qu'il veut faire.
- «Lutter contre la récidive en instituant des peines-planchers pour les multirécidivistes». Tous les spécialistes estiment qu'une telle mesure fera exploser la population pénitentiaire.
- Nicolas Sarkozy veut aligner la justice des mineurs sur celle des majeurs.

Ce qu'il a fait.
- Il a remis en cause le principe de la séparation des pouvoirs, en mettant en cause personnellement des magistrats, accusés de «démissionner» face aux délinquants.
- Sarkozy a multiplié le fichage en étendant le fichier national automatisé des empreintes génétiques. Ce fichier ne contient pas que des condamnés mais aussi des suspects, contre l'avis de la CNIL.

Une certaine idée de la police
Ce qu'il veut faire.
- Il veut une direction unique du renseignement qui réunirait RG et DST. Une direction unifiée présente le risque d'être plus facilement contrôlable pour le pouvoir politique.

Ce qu'il a fait.
- Dès son arrivée au ministère de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a mis en place la «culture du résultat». Les policiers ont dénoncé ces pratiques lors de leurs élections internes.
- Il est le ministre de l'Intérieur qui a enterré la police de proximité.

Une certaine idée de l'individu
Ce qu'il veut faire.
- Nicolas Sarkozy propose le dépistage des signes avant-coureurs de délinquance chez les enfants de moins de 3 ans.
 
Ce qu'il a dit.
- Dans un entretien avec Michel Onfray, publié par Philosophie magazine d'avril, Nicolas Sarkozy déclarait : «J'inclinerais à penser qu'on naît pédophile», et, plus loin : «Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année [...] parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable [...]. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.»

Une certaine idée du social
Ce qu'il veut faire.
- Le candidat Sarkozy veut encadrer le droit de grève en imposant un vote à bulletin secret au bout de huit jours. Il souhaite l'organisation d'un service minimum.
- Il veut réduire le nombre de fonctionnaires en ne remplaçant pas les départs à la retraite.
- Pour les salariés du secteur privé, il remplacera le CDI et le CDD par un contrat de travail unique, sur le modèle du CNE ou du CPE, ce qui permettrait à tout employeur de se séparer d'un salarié sans avoir à se justifier.
- Sa proposition d'exonérer totalement de charges sociales et fiscales les heures supplémentaires signifient que les entreprises ont  intérêt à allonger la durée du travail plutôt qu'à embaucher.

Ce qu'il a fait.
- Au ministère de l'Economie, le budget 2005, qu'il a préparé et fait voter, se traduisait essentiellement par le non-remplacement d'une partie des départs à la retraite de fonctionnaires.
- Il a soutenu la création du CNE à l'été 2005.
 
         Une certaine idée du logement
 
Ce qu'il veut faire.
- Alors que la France compte 1,3 million de demandeurs de HLM, Nicolas Sarkozy, entend fixer «une obligation annuelle de vente de 1 % du parc social» par an. Ces ventes concerneront les plus beaux morceaux des HLM, accentuant ainsi les phénomènes de ghettoïsation. La mise en oeuvre d'un tel programme réduira l'offre d'habitat social, au moment même où les loyers du privé flambent.

Ce qu'il a fait.
- Président du conseil général des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy a décidé en 2005 de vendre 4 000 HLM dans son département en cinq ans.
- Maire de Neuilly pendant neuf ans, sa ville compte moins de 3 % de HLM. C'est l'une des pires élèves parmi les communes de France, bien en deçà des objectifs de la loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux.

Une certaine idée de la santé
Ce qu'il veut faire.
- Il propose «un système avec quatre franchises». Ces sommes ne seraient «pas remboursées» par la Sécurité sociale. Cette logique revient à rembourser de moins en moins les malades, les contraignant à souscrire des assurances complémentaires de plus en plus onéreuses.

Ce qu'il a fait.
- Ministre de l'Economie en 2004, Nicolas Sarkozy a refusé de puiser dans les recettes fiscales pour renflouer la Sécurité sociale. Il ne prône que la baisse des dépenses pour équilibrer les comptes, même pour les comptes sociaux.

Une certaine idée de la fiscalité
Ce qu'il veut faire.
- Nicolas Sarkozy a prévu d'abaisser encore le «bouclier fiscal»
- Il souhaite supprimer jusqu'à 95 % des «droits de donation et de succession» alors que 80 % des patrimoines échappent déjà à toute imposition. Avec cette nouvelle proposition, les Français les plus riches échapperaient à nouveau aux successions.
- L'impôt sur la fortune pourrait de fait disparaître. La politique fiscale, au final, devrait profiter aux citoyens les plus aisés.

Ce qu'il a fait.
- Baissant l'impôt sur le revenu (IR), la majorité a fait augmenter le taux des prélèvements obligatoires pour tous. Elle a aussi inventé le «bouclier fiscal». Autant de mesures fiscales au service des plus aisés.

Meeting d'Arnaud Montebourg au Centre des Congrès de Caen.

Arnaud Montebourg a fait salle comble hier soir, dans une ambiance survoltée. Il a lancé la campagne de deuxième tour et sa cible a bien évidemment été Nicolas Sarkozy. Voici quelques extraits.
  • Sarkozy : de l'identité nationale à l'inné.

Sarkozy dans ses discours prône l'exaltation de la génétique. Il fait la théorisation du bon et du mauvais. Les hommes et les femmes seraient programmés génétiquement. Ce discours remet en cause le principe du rachat des fautes ou de la rédemption. Arnaud Montebourg a cité Jean Valjan qui a donné l'exemple en devenant bon. Mais pour Sarkozy, il ya aurait des bons et des mauvais sans que l'on puisse changer. "Les bons on les garde, mais les mauvais ?"

  • La solitude de Sarkozy

Sarkozy se plaint de tant de haine à son égard, mais c'est de l'inquiétude légitime. Il est seul avec ses 31,8% de voix au premier tour. De Villiers a dit qu'il n'appelle pas à voter pour lui. François Bayrou ne dit rien, ce qui effectivement n'est pas un soutien à Sarkozy. En fait, il est victime de la frontnationalisation de son discours. Petit à petit, il devient membre de la famille Lepen. “La version italienne du livre de Nicolas Sarkozy “Témoignages” a été préfacée par Gianfranco Fini. Cela avait déjà été le cas pour son livre”La République, les religions, l’espérance” …Nicolas Sarkozy a donc accepté deux fois une préface du leader post-fasciste, dirigeant de l’Alliance Nationale…Alliance Nationale pour info est l’héritier du MSI, parti fasciste italien dont il a conservé le logo : une flamme tricolore, qui a par ailleurs inspiré le Front National en France….”Le soutien étranger de Sarkozy c'est Berlusconi quand Ségolène peut compter sur Zapattero. En fait, Sarkozy s'est lancé dans le Mercato politique : Tapis, le repris de justice, Besson, transfuge du PS, mis en scène dans son meeting de lundi soir.

"Ne vous laissez pas intimider par un homme seul qui mime sa remontée des Champs Elysées au soir du premier tour" a lancé Arnaud Montebourg

  • Le pouvoir d'achat - l'Europe

Le logement, l'énergie, l'euro aussi ont mangé notre pouvoir d'achat. Arnaud a cité l'exemple des actionnaires de Carrefour (+27% de dividendes en 2006) Le PDG s'est justifié en disant que les actionnaires avaient un rattrapage à effectuer ; les salariés, eux, n'ont eu que 1,79% d'augmentation, soit moins que le chiffre de l'inflation donné par l'INSEE de Sarkozy. Il a cité encore Péchiney, le géant de l'aluminium, sauvé par Mitterrand, qui appartient désormais aux canadiens. Arcelor enfin, ex Usinor-Sacilor, qui a vu les efforts pour le recapitaliser partir en fumée malgré le souhait de la gauche d'imposer un veto gouvernemental pour les grandes manœuvres économiques. "A nous de participer à la réorientation du projet européen". Ségolène Royal annonce la garantie référendaire pour un nouveau traité européen alors que Sarkozy est parti "s'arranger" avec les libéraux européens pour imposer le traité par la voie parlementaire. "Le projet européen doit ressembler aux citoyens et ne pas se faire dans leur dos. Ils ont besoin de l'Europe pour lutter contre la mondialisation et n'ont pas besoin que l'Europe l'aggrave.

  • Emploi,  Salaires

Au slogan de Sarkozy, travailler plus pour gagner plus, Arnaud Montebourg rétorque que ce n'est pas une profession libérale d'être salarié. Ce n'est effectivement pas le salarié qui détermine s'il va faire ou non des heures supplémentaires. Les infirmières de l'Hôpital de Pontoise auxquelles ils a rendu visite lui ont répondu qu'elles voudraient travailler moins pour se reposer plus. La trouvaille de Sarkozy d'exonérer fiscalement les heures supplémentaires coûterait la bagatelle de 4 milliard d'euros… financés par le contribuable.

  • Sarkozy, candidat de la France qui gagne déjà trop.

Il n'est pas le candidat des ouvriers, mais le candidat des beaux quartiers. Ses plus beaux scores, il les a fait à Neuilly et dans le 16è arrondissement de la capitale.

  • Santé

Les français ont de plus en plus de mal à se soigner et pourtant ils paient plusieurs fois la note, CSG, CRDS, explosion du cout des mutuelles, dépassements d'honoraires "normaux", dessous de table. De tout cela les français sont malades.

  • Fiscalité, Justice, 6ème République

Sarkozy ne prône que la baisse de l'impôt sur le revenu, le plus juste pourtant, qui ne profiterait qu'aux plus aisés…et à ceux qui en payent  Mais sans impôt, pas de garantie collective, or l'impôt nous en avons besoin. Ségolène Royal veut instaurer un contrôle politique sur l'engagement de la dépense publique. Elle souhaite maîtriser la dépense de l'État : "un euro dépensé doit être un euro utile"

Sarkozy est un confusionniste du contrôle des pouvoirs. Il commente les décisions des juges, leur tape sur les doigts. La République a besoin de juges indépendants selon le principe de la séparation des pouvoirs. La plupart des candidats à l'élection présidentielle a appelé la 6è République. Sarkozy, lui, n'en veut pas. "Il veut préserver la 5è République, ce système finissant car il veut faire passer les potions amères de l'Ultralibéralisme. Ségolène Royal est la Présidente de la 6ème République.

Arnaud Montebourg a appelé chacun de nous à repartir dès maintenant sur le terrain pour convaincre, convaincre encore, car la victoire est à portée de main.

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20 avril 2007

Henri Weber : Le fond de l'air est rose

Analyse :

 

L'aspiration à l'ordre prouverait que le pays a basculé à droite. L'analyse idéologique de la campagne montre l'inverse. (Tribune publiée par Libération)

Comment se présente le paysage idéologique français ­ le PIF ­ en cette veille d'élection présidentielle ? «La France a basculé à droite, se réjouissent les leaders de l'UMP, la droite domine idéologiquement et politiquement.» Ce diagnostic ­ partiel et partial ­ n'est corroboré ni par les urnes ni par les enquêtes d'opinion. Les socialistes ont gagné spectaculairement les élections régionales (20 régions sur 22) et européennes (30 % des suffrages) en 2004. La droite libérale a perdu, non moins spectaculairement, le référendum du 29 mai 2005. Les enquêtes d'opinion attestent, certes, qu'une majorité de Français aspire au respect de la loi et au rétablissement de l'autorité de l'Etat. Comment en serait-il autrement au terme des «années Sarkozy», qui ont vu la montée des violences contre les personnes et l'embrasement des banlieues ? Mais cette aspiration ne signifie pas que les Français souhaitent un retour à l'ordre moral répressif d'avant Mai 68, et encore moins à l'exercice autoritaire du pouvoir. 61 % d'entre eux se prononcent contre le rétablissement de la peine de mort, 78 % pensent que «l'homosexualité est une manière acceptable de vivre sa sexualité» ; 66 % sont favorables au vote des étrangers non européens aux élections locales (1). La demande de règles et d'autorité n'est pas en soi le signe d'un «virage à droite» du corps électoral. Tout dépend de l'ordre espéré, et pour l'immense majorité des électeurs, il s'agit de l'ordre démocratique et républicain.

18 avril 2007

Pour tous les indécis

Je rentre à l'instant du meeting de Jean-Luc Mélenchon à Mézidon, venu soutenir la candidature de Clotilde Valter dans la circonscription de Lisieux. Jean-Luc a été très efficace, comme il l'avait été à Touques au mois d'octobre lorsqu'il était venu pour le lancement de la campagne de Damien Cesselin. Dans une salle comble, il a lancé un appel envers les indécis qu'il nous a chargé de relayer. Je vous en livre ici quelques extraits.

Voter c'est résister !

Nous ne devons pas nous laisser impressionner par les apparences et ne surtout pas accepter la folklorisation du débat qui nous est servi par les médias. Peu importe la marque du tailleur de Ségolène ou la couleur de ses chaussures. On veut nous voler toutes les occasions qui nous sont données, de présenter nos idées, de défendre le pacte présidentiel de notre candidate Ségolène Royal.

Objectif de l'adversaire : instiller le doute !

A les entendre, les socialistes ne seraient capable de rien sinon du pire. Qu'ont-ils fait ? Vous avez tous entendu cela, nous l'entendons tous les jours. Comme l'a dit Jean-Luc, depuis dix ans on nous critique François Mitterand, piétinant sa mémoire, peut-être de peur qu'il ne revienne. Mais nous nous savons tout ce que nous lui devons.

  • L'abolition de la peine de mort, c'est François Mitterand
  • La retraite à 60 ans, c'est François Mitterand
  • l'augmentation du SMIC de 25%, c'est François Mitterand
  • La nationalisation des banques, c'est François Mitterand... et la liste est longue. 

Aujourd'hui, nos adversaires sèment le doute, pour nous, pour vous faire oublier les évolutions prodigieuses qu'il a conduites.

Le bon Monsieur Bayrou

Lui, il a fait toute sa vie à droite et maintenant il dit : "assez de discussoions droite - gauche !" Mais c'est tyrannique !

Il veut nous empêcher de débattre, car le vrai sujet, la grande question c'est bien de savoir dimanche, quoi choisir entre deux modèles qui nous sont proposés.

D'un côté, la loi de l'argent, du profit, des plus forts, le libéralisme que nous servent tous les candidats de droite sans exception. Et le libéralisme, depuis cinq ans, nous en avons un avant-goût - déjà amer - et demain ce sera bien pire car ils n'auront plus de limites si nous les laissons faire.

De l'autre côté, une société basée sur la justice et la solidarité - plus juste, la France sera plus forte - tel est le slogan de Ségolène.

Alors, ce bon monsieur Bayrou, eh oui c'est vrai qu'il a une bonne mine, on lui donnerait le bon dieu sans confession, il propose d'étouffer le débat, il prétend avoir la solution, plus de droite ni de gauche. Il vient flatter chacun de nous comme le fait Sarkozy, il répond aux interrogations de chacun. Mais on oublie une chose essentielle, nous votons pour celui qui propose ce qui est bon pour le pays, pas pour celui qui propose ce qui est bon pour nous. L'enjeu de la présidentielle, c'est le choix de la société dans laquelle nous voulons vivre.

Les bonnes idées du bon monsieur Bayrou

Bayrou a repris l'idée du Medef : le contrat de travail à rupture par consentement mutuel. "C'est comme la famille" dit-il Sauf que je n'ai jamais épousé mon patron ! Et vous ? Il n'y a pas de consentement mutuel entre le plus fort et le plus faible. C'est toujours le plus fort qui gagne, en l'occurence le patron. Bayrou, c'est encore celui qui, lorsqu'il était ministre de l'Education voulait faire passer la démolition de la loi Falloux. Sa loi a été cassée par le Conseil Constitutionnel car elle remettait en cause la laïcité. La laïcité, c'est la devise qui nous vient juste après, liberté, Egalité, Fraternité. Nous, socialistes, nous y tenons. Ce bon monsieur Bayrou propose encore l'exonération des charges sociales pour aider à lutter contre le chomage. Mais c'est tout simplement revenir à faire payer le citoyen, car les exonérations de charges, il faut le savoir, sont directement prélevées sur le budget de l'Etat. 

Vous qui êtes indécis, vous avez encore 4 jours pour vous décider, mais sachez que les gens de gauche votent à gauche. La solution du vote Bayrou n'est qu'un hold-Up sur votre pensée. Ne vous laissez pas abuser par ce bonimenteur, qui sous son air patelin ne vous apportera rien. Bayrou ou Sarkozy, c'est le triomphe de la droite libérale, à l'opposé des idéaux de justice et de partage des socialistes. 

Politique fiction

medium_Bayrou.jpgEn exclusivité : la composition du futur gouvernement Bayrou !

François Bayrou, à bout d'arguments et de souffle, a affirmé hier à Lille qu'il était le seul à pouvoir faire travailler ensemble Dominique Strauss-Kahn et Jean-Louis Borloo.

Mauvaise pioche, DSK a rejeté ce matin toute idée d'alliance entre le PS et l'UDF : "hors de propos" et a expliqué qu'il n'avait jamais eu de contact avec Bayrou et qu'il ne souhaitait pas en avoir...! Bayrou est un affabulateur, un gigolo de la politique qui a été dans l'incapacité dans cette campagne de créer une dynamique aurour d'une Union politique droite-gauche aussi virtuelle qu'improbable.

Les masques tombent : reste les quelques ralliés par dépit qui seraient appelés à former un hypothétique gouvernement du "Président" Bayrou :

- Premier Ministre : un Delors jeune qu'on cherche toujours

- Ministre de l'Intérieur : Azouz Begag : cela changera de Sarkozy qui l'insultait et l'humiliait régulièrement et qu'il n'a désavoué que quelques jours avant la présidentielle en démissionnant de son maroquin

- Ministre du travail : François Goulard : au programme le CPE pour tous

- Ministre des Finances : les Gracques : il semble que dans ce groupe d'ex hauts-fonctionnaires, nombreux sont ceux qui ont désormais de très confortables revenus dans le privé

- Ministre de la Défense : Spartacus : c'est sous ce pseudo que très courageusement, d'autres fonctionnaires anonymes se sont prononcés pour Bayrou. Idéal comme couverture pour les missions de renseignement.

- et enfin Ministre des personnes âgées : Michel Rocard...

Ah j'oubliais, Michel Camdessus aux affaires sociales : un poste taillé sur mesure pour ce "gauchiste", ancien directeur du FMI

07 avril 2007

Bayrou et la réforme des retraites

Le supporter zélé de la réforme Fillon

En 2003, Bayrou juge nécessaire et courageuse la réforme des retraites qui porte notamment à terme à 42 ans la durée de cotisations nécessaire pour avoir une retraite à taux plein. Refusant de voter la motion de censure présentée par les socialistes à cette occasion, Bayrou regrette même que cette réforme n’aille pas plus loin encore en terme de flexibilité : «Nous avons soutenu la réforme des retraites. Elle n'est pas exactement celle que nous souhaitions. Nous l'aurions voulue universelle, c'est-à-dire englobant aussi les régimes qu'on appelle "spéciaux", et nous l'aurions aimée plus souple, ouvrant la voie à une retraite à la carte, par points» (Bayrou, 3 juillet 2003 à l’Assemblée nationale). Critiquant la méthode du gouvernement, le président de l’UDF déclare aussi qu’il aurait préféré…la voie référendaire : «faute d’avoir recherché cet appui populaire, on a fait une réforme à moitié». Mais embarrassé, il ajoute que l’exécutif ne doit pas reculer devant la forte mobilisation sociale suscitée par la loi Fillon : «ça n’est pas passer en force que de discuter un texte et de le voter au Parlement» (Le grand Jury RTL / Le Monde / LCI, 25 mai 2003). Au final, lors des débats, les députés et sénateurs UDF ne tarissent pas d’éloges sur la réforme et votent à l’unanimité en faveur du texte. Ils refusent également de voter la motion de censure défendue par les socialistes.

Dans les pas de Sarkozy pour enterrer la retraite à 60 ans

Sur le fond, le candidat de l’UDF ne remet donc absolument pas en cause la réforme Fillon, qui a pourtant fait les preuves de son inefficacité (le déficit cumulé de la branche vieillesse depuis trois ans dépasse 7 milliards €). Il prône un «système de retraite à la carte», moins solidaire et se situe dans la logique libérale de Sarkozy, qui veut faire travailler le plus longtemps possible après 60 ans, sans garantie sur le niveau de pension. Compte tenu de la difficulté du marché de l’emploi des seniors et de la liberté de choix plus que relative dont disposent les salariés quant à leur âge de départ en retraite, cette idée est, au mieux, une illusion, au pire, un mensonge.