22 mai 2007
Meeting de lancement de campagne à Pont l'Evêque

Lundi soir, se déroulait le premier meeting de la campagne de Damien Cesselin. Plus de 200 personnes étaient présentes dans la Halle de Pont l'Evêque. Un meeting très militant avec les discours attendus de Philippe Duron et Damien Cesselin.

Après le meeting, les militants se sont retrouvés autour d'un buffet accompagnés par le groupe fanfare "Salade de bruits".
A la sortie, quelques personnes ont eu l'agréable avantage de bénéficier d'un contrôle d'alcoolémie organisé par la gendarmerie nationale en sortie de Pont l'Evêque.
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21 mai 2007
La santé
Malgré la multiplication des réformes en trompe-l’oeil et des effets d’annonce, le double bilan de la droite en matière de santé est celui du creusement sans précédent des inégalités et du recul du service public. C’est donc à juste titre que nombre de nos concitoyens se disent préoccupés par l’avenir de notre système de santé solidaire.
Les annonces relatives à l’établissement de nouvelles franchises renforcent les légitimes inquiétudes. La santé brasse aujourd’hui des moyens dépassant largement ceux de l’Education nationale, et son financement engage à l’évidence les générations futures. Notre premier devoir est de convaincre qu’il existe bel et bien une politique de santé de droite, incapable d’assurer l’équilibre financier du système et privilégiant l’individualisme et le court terme, et une politique de santé de gauche fondée sur un esprit de responsabilité financière au service de l’égalité d’accès aux soins et de la préparation de l’avenir.
Remise à plat du plan Douste-Blazy
Le système de santé va mal, la réforme de 2004 n’ayant rien traité de ses principales difficultés. Le retour à l’équilibre des comptes de l’assurance-maladie annoncé pour 2007 n’a pas eu lieu, il faut s’attendre à plus de 4 Mds € de déficit cette année, amenant la dette sociale cumulées sur cinq ans au niveau inégalé de 50 Mds €. Le système de médecin traitant se réduit à une invraisemblable bureaucratie, peu lisible pour les assurés sociaux et facteur de dissuasion pour les plus démunis. Nous remettrons donc à plat le dispositif Douste-Blazy, en supprimant les forfaits non remboursés et en réévaluant le parcours de soins.
Le moyen le plus sûr de conforter financièrement les régimes sociaux est de conduire une politique économique dynamique, et non de culpabiliser les malades au risque d’une détérioration coûteuse de la santé publique. Si des financements nouveaux s’avéraient toutefois nécessaires pour faire face aux enjeux du vieillissement démographique, nous les définirions en concertation étroite avec les partenaires sociaux, les associations de malades et les professions de santé.
Priorité à l’hôpital public
L’hôpital est la colonne vertébrale de notre système. Il assure les grandes missions de service public (urgences, action sociale, formation, recherche) et représente à ce titre la majorité de nos dépenses de santé. Or, la droite n’a eu de cesse depuis cinq ans de pénaliser financièrement les établissements publics, en alignant leur gestion sur celle des cliniques privées. Nous porterons un coup d’arrêt à la convergence public-privé, et la spécificité de la mission de l’hôpital public sera reconnue à travers un plan de relance de 2,5 Mds € sur cinq ans.
Préparation de l’avenir
Pour relever les défis du vieillissement et des nouvelles technologies, nous dynamiserons le secteur économique de la santé dans une perspective de long terme. Nous anticiperons les besoins en personnel médical et nous développerons un programme de recherche et développement ambitieux en matière de santé. L’effet de levier lié à l’augmentation des crédits de la recherche publique sera optimisé par la promotion des synergies public-privé dans ce domaine. Ainsi, la politique de recherche sera véritablement renforcée.
Lutte contre les dépassements d’honoraires et les refus de soins
Les patients ont payé un lourd tribut à la réforme de 2004, puisque les dépassements d’honoraires ont atteint 2 milliards d’euros sur la seule année 2006. Nous reviendrons sur les mesures de facilitation des dépassements, et demanderons que les institutions concernées prennent les sanctions nécessaires face aux abus. Nous veillerons à ce que les bénéficiaires de la CMU et de l’AME soient reconnus dans leurs droits (sanction des refus de soins) et nous redonnerons toute leur dimension à ces dispositifs en supprimant les obstacles administratifs imposés par la droite (condition de résidence de trois mois notamment).
Développement de la prévention
Nous mettrons fin à l’hémiplégie de notre système de santé établie au profit du seul curatif, car ce sont bien les progrès de l’hygiène, des modes de vie, de l’environnement et de l’alimentation qui se trouvent particulièrement à la source des progrès de l’espérance de vie. Ainsi, nous passerons enfin d’une politique de soins à une politique de santé, fondée sur la prévention et le lien social. Cette évolution passera par la tenue d’un grand plan de prévention des maladies graves, l’expérimentation de forfaits de prévention rémunérant les médecins libéraux assurant un suivi préventif et d’éducation à la santé d’une population donnée et par une large concertation sur les moyens de rendre les citoyens acteurs de leur propre santé.
Relance de la démographie médicale
Nous nous engageons à implanter 500 maisons de santé dans les zones rurales et périurbaines sous-médicalisées. Ces structures seront adossées à des établissements hospitaliers et favoriseront le rapprochement des filières de l’hôpital, de la médecine de ville et du médico-social. Ces services de proximité auront l’avantage de répondre au défi de la démographie médicale par la mutualisation des moyens logistiques et l’adaptation à la demande croissante de conditions de travail facilitées émanant du corps médical. Par ailleurs, nous organiserons une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences dans la santé, comme ceci existe dans d’autres secteurs avec délégations et transferts de tâches. Des bourses d’études incitatives et des aides à l’installation seront attribuées aux médecins libéraux acceptant de s’installer dans les zones aujourd’hui désertées.
15:20 Publié dans Campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicole ameline, colombelles, ameline, damien cesselin, gabrielle gilbert, Philippe augier, calvados
Dialoguez en direct avec Damien Cesselin
Damien Cesselin organise un « chat », le mardi 22 mai de 16 heures à 20 heures. Les internautes pourront lui poser leurs questions en direct. Tous les thèmes pourront être abordés, qu’ils concernent la politique nationale ou les dossiers locaux.
Pour atteindre la page d’accueil du chat, cliquez ici
10:50 Publié dans Campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicole ameline, colombelles, ameline, damien cesselin, gabrielle gilbert, Philippe augier, calvados
14 mai 2007
La censure est en marche

10:55 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicole meline, colombelles, philippe augier, damin cesselin, cabourg, deauville, trouville
09 mai 2007
Hommage de Bernard-Henri Lévy à Ségolène Royal
Au risque de surprendre, je pense que Ségolène Royal a fait une bonne campagne.
Elle a perdu, c’est entendu.
Et perdu plus lourdement que ne le donnaient à penser, ces derniers mois, les prévisions.
Mais elle a perdu pour des raisons que l’on commence à bien cerner et dont je prétends, moi, qu’elles sont à son honneur.
Elle a été diabolisée, d’abord. On a beaucoup parlé - et on avait raison - de la tentative de diabolisation dont fut victime son adversaire. Mais autrement plus insidieuse, donc plus ruineuse, fut la diabolisation qui l’a poursuivie, elle, depuis ses premiers pas. Incompétente quand elle la fermait ; agressive quand elle l’ouvrait… N’ayant rien à dire quand elle prenait le temps d’écouter ses électeurs ; scandaleuse quand elle rompait le silence (les 35 heures) ou brisait les orthodoxies (ses prises de position, si courageuses, sur le nucléaire iranien ou le Darfour)… Bécassine, enfin, avant son débat avec Sarkozy ; Cruella après et, surtout, pendant - quand elle a commis le crime de lèse future majesté de l’interrompre, interpeller, ne rien laisser passer, le mettre dans les cordes… Ce n’est plus une femme, gronda la rumeur, c’est une sorcière. Ce n’était plus la douce, la maternelle Ségolène, c’était un bretteur, une tueuse - voyez ces yeux minces où passent des épées de feu ; entendez cette voix de mauvaise sirène, une octave trop haut, si dure… Ah l’increvable misogynie des Français et souvent, malheureusement, des Françaises ! J’ai aimé, moi, cette dernière image dans ce dernier débat. J’ai aimé la stature qu’elle a prise à cet instant - et la belle droiture qui émanait de son regard et de son port. Elle honorait la gauche, cette droiture. Et elle honorait la France.
Elle a livré bataille, deuxièmement, à un moment d’inflexion, mais encore, hélas, de suspens, où il devenait clair que la vieille stratégie d’union des gauches n’avait plus de chance de l’emporter mais où la nouvelle stratégie d’alliance avec le centre restait trop insolite, inédite, bref, révolutionnaire, pour passer le cap des hypothèses et retourner, réellement, les esprits. Madame Royal a dit les mots qu’il fallait dire. Elle a fait les gestes qu’il fallait faire. Peut-être, d’ailleurs, le grand débat de la campagne, celui qui restera, celui qui fit bouger les lignes en même temps que, au passage, les liturgies cathodiques, fut-il ce débat avec Bayrou dont elle a pris l’initiative et qui ouvrait, on le verra maintenant très vite, un vrai nouveau chapitre de l‘histoire politique française. Mais voilà… Il était trop tôt... On a dit, ici ou là, qu’il était trop tard, que c’est avant qu’il fallait le dire, avant qu’il fallait le faire, etc. Non, voyons. Le contraire. Il était trop tôt dans le siècle. Trop tôt dans l’histoire du pays. Sauf que c’est elle, Madame Royal, qui, trop tôt ou trop tard, l’aura fait. Sauf que, ce big bang rêvé par les uns, annoncé par les autres, c’est elle, et personne d’autre, qui l’aura osé et déclenché. Pour cela, elle restera. Pour cela, même si elle a perdu, elle a gagné.
Et puis il faut bien reconnaitre, enfin, que Nicolas Sarkozy a été bon. Vraiment bon. Je veux dire par là qu’il a su surfer, avec un mélange de talent et de cynisme non moins remarquables l’un que l’autre, sur une vague de fond dont il semble que tout le monde ait, à part lui, sous-estimé la terrible puissance. Qui, parmi les commentateurs, avait-il prévu que l’éloge d’une France qui n’a jamais commis, sic, de crime contre l’humanité puisse faire recette à ce point, douze ans après les paroles de Jacques Chirac reconnaissant, au Vel d’Hiv, notre participation au crime nazi ? Qui imaginait de tels hurlements de joie et, au fond, de soulagement, chaque fois que fut dit et redit, de meeting en meeting, que la France ex-coloniale n’était coupable de rien, qu’elle n’était en dette vis-à-vis de personne et qu’elle devait être fière, au contraire, de son œuvre civilisatrice ? Qui, encore, pouvait deviner que le traumatisme de Mai 68 fût resté si vif dans les esprits que l’appel répété à « liquider » - quel mot ! – l’héritage du « parti des voyous et des casseurs » puisse faire jaillir, lui aussi, de tels geysers de fiel, de joie triste et de ressentiment ? Madame Royal a résisté à ce discours. Fidèle à la ligne tenue, sur ces sujets, peu ou prou, par nos deux derniers Présidents, elle a tenté d’endiguer ce flot de haine et de rancune. Et, de cela aussi, je lui sais gré.
Je ne parle pas - car seul le mauvais esprit gaulois en a douté - du sang-froid dont elle a fait montre, d’un bout à l’autre de l’aventure.
Je n’insiste pas - encore que le fait fût unique dans notre histoire électorale - sur la double bataille qu’il lui a fallu mener : l’une, publique, contre son adversaire; l’autre, secrète, contre les siens.
Et je n’évoque que pour mémoire, enfin, le ton et, comme dit un poète qu’elle affectionne, le « frisson nouveau » qu’elle a fait passer dans cette vieille musique socialiste qui n’en finissait pas de mourir et qui n’attendait, peut-être, que ce salutaire coup de grâce.
Tout cela, elle l’a fait. Et il faut espérer que s’en souviennent ceux qui, à partir de ce lundi matin, vont être tentés de se livrer au petit jeu de la chasse à la sorcière ou de la production de la chèvre émissaire.
Ségolène Royal est loin d’avoir dit son dernier mot – et c’est tant mieux.
Bernard-Henri Lévy
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07 mai 2007
J'ai mal dormi
Le verdict est tombé. Nous venons d'en prendre pour cinq années. Dommage que certains n'aient pas pris la mesure de ce qui les attend.
Je pense à ces ouvriers, employés, qui sont sous le joug de leur patron et qui ont cru au "travailler plus pour gagner plus". Ils déchanteront bientôt quand au mieux ils auront travaillé plus au prix de plus de risques pour leur santé et quand au pire leur patron ne leur octroiera aucune heure supplémentaire.
Je pense à ces retraités qui ne voient pas depuis cinq ans leur pension ou leur retraite augmenter et auxquels Sarkozy n'a fait aucun cas. La casse du système social ne leur permettra bientôt plus de renouveler leurs lunettes, leurs appareils dentaires ou auditifs. Les déremboursements de médicaments vont eux aussi aller en s'amplifiant.
Le 7 mai à treize heures, j'ai allumé ma télé par habitude pour regarder les infos, Sarkozy, par ci, Sarkozy par là. Bref à 13h12 et vous noterez que je suis patient, je passe sur la 3. Trente millions d'amis, j'aime les chiens, eux sont fidèles. Non je ne parle pas d'amour mais d'idées. Donc, je passe sur Trente millions d'amis et vlan ! un reportage sur les chiens policiers. J'ai mal dormi et maintenant j'ai mal à la tête.
Enfin, j'ai quand même appris des choses depuis ce 6 mai au soir. J'ai peut-être exagéré. Sarko n'est peut-être pas si mauvais. Enfin, comment dire, ce défenseur des travailleurs, aimant à citer Jaurès, a commencé sa soirée de victoire par un... dîner au Fouquets puis il y a passé sa nuit dans l'Hôtel du même nom. Au cours de la matinée, il a pris discrètement la tangente, au passage la police a emêché les journalistes de le suivre. (syndrome Lady Di ?) Et j'apprends quoi ? il s'est envolé pour Malte dans un Jet Privé où l'attendait un Yacht privé.
Je vais retourner me coucher, j'ai mal dormi cette nuit et maintenant j'ai mal à la tête.
23:40 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicole ameline, colombelles, ameline, damien cesselin, gabrielle gilbert, Philippe augier, calvados
03 mai 2007
Réactions à gauche après le débat Ségolène - Sarkozy
Réactions à gauche
- François Hollande, Premier secrétaire du PS : elle a "conduit et dominé" le débat, faisant la démonstration de la "crédibilité" et de sa "capacité à exercer les fonctions" de chef d'Etat. "Le débat a été fructueux. Ségolène a conduit et même dominé l'échange (...). Elle a montré (...) de la crédibilité. Elle a montré aussi de la cohérence, de la capacité à exercer les fonctions", a déclaré le numéro un socialiste. Selon lui, la candidate du PS "a bien fait apparaître que Nicolas Sarkozy était le candidat sortant, y compris sur la sécurité".
- Vincent Peillon, porte-parole de campagne de Royal : elle "a fait la différence" face à Sarkozy "en permanence sur la défensive", "imprécis" voire "indécent" dans certains dossiers. "Ce soir, le masque est tombé", estime-t-il. "Sorti de la fuite devant ses responsabilités et de son bilan, il n'a rien à proposer, si ce n'est des discours lénifiants et des droits opposables", a-t-il poursuivi. Alors que "Ségolène Royal a fait preuve ce soir d'autorité et de compétence, de cohérence et de courage. Ce débat, tant attendu, aura été utile".
- Arnaud Montebourg, porte-parole de Royal : elle "a dominé le débat de A à Z. Il n'y a pas eu de moment où Nicolas Sarkozy a réussi à imposer un tant soit peu ses idées. Elle a gagné ce débat". "Il y avait ce mélange extraordinaire dans une femme exceptionnelle".
- Julien Dray, porte-parole de Royal: "ceux qui ne connaissaient pas Ségolène Royal ont découvert une présidente, une femme d'autorité, de convictions. A plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a été sur la défensive. Peut-être qu'il ne s'attendait pas à une telle confrontation et à une telle intensité. Ceux qui ont voté pour elle au premier tour, comme tous ceux qui doutent, se disent: ‘c'est une sacrée bonne femme'."
- Jack Lang, conseiller spécial de Royal: "Ségolène Royal a été époustouflante de bout en bout. Avec une pêche d'enfer elle a donné le la en permanence. Elle est apparue avec évidence comme la présidente de la France. Sa stature, son autorité, sa compétence se sont imposées avec éclat."
- Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale : elle "a impressionné, beaucoup ne la connaissaient pas à ce niveau de capacité, de détermination et d'autorité". "Je pense que ça pèsera et que ça fera réfléchir ceux qui, de bonne foi, hésitent et notamment pensent peut-être qu'une femme, la France n'est pas encore prête à la mettre présidente de la République". "Je pense que ce soir, il y aura une partie des Françaises et des Français qui auront basculé dans le choix du vrai changement." Tandis que "le candidat de l'UMP s'est enferré dans la continuité d'un système à bout de souffle où promesses clientélistes, mesures non financées, autoritarisme et à peu près s'enchevêtrent. M. Sarkozy est apparu mal à l'aise, emprunté, maîtrisant mal ses dossiers. Il incarnait la politique d'hier".
- Yann Wehrling, porte-parole des Verts : "Nicolas Sarkozy fait preuve d'une totale incompétence sur les questions de l'écologie. Il se contente de micro-mesures, comme les agrocarburants, totalement à côté des enjeux. Ségolène Royal fait vraiment la différence par exemple en développant les capacités de création d'emplois en matière d'écologie et la politique fiscale écologique".
- Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche : "Confiante, compétente, sereine, Ségolène Royal a dominé un Nicolas Sarkozy constamment sur la défensive et approximatif". "Elle a remporté ce soir une victoire déterminante qui doit lui permettre d'être élue dimanche présidente de la République".
- Alain Krivine, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire : "Je crois que les propos de Sarkozy, ce soir, ça ne peut qu'inciter les hésitants à voter dimanche prochain contre Sarkozy. Il est apparu pour ce qu'il est, c'est-à-dire véritablement un adversaire aujourd'hui du monde du travail et de la jeunesse". "Je ne pense absolument pas que Ségolène Royal a pu séduire l'électorat de la Ligue mais je crois que Sarkozy, par contre, a certainement convaincu beaucoup d'hésitants qu'il fallait vraiment voter contre lui dimanche".
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02 mai 2007
Segolène seule face au mensonge
Quoi que dise Sarkozy, gros mensonges ou grossiers détournements de sens, ses inconditionnels revoteront pour lui. Cela ne suffira pas, on le sait.
Pour ceux et celles qui étaient présents hier à Charlety, et qui ont assisté à un magnifique retour en force de la France et son histoire, par la voix d'une Ségolène Royal à son plus haut niveau, on aura compris que le candidat de la droite va se retrouver face à un mur qui ne cèdera pas. Et c'est lui qui sera démonté.
Nous sommes des millions à y croire plus que jamais.
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Charléty, quel beau 1er mai !
Plus de 40 000 personnes à l’intérieur, une marée humaine d’au moins 20 000 personnes sur les boulevards à l’extérieur, cette journée qui s’annonçait magnifique s’est révélée triomphale pour notre candidate !

Une marée humaine multicolore, multi-couleurs, multi- générationnelle a fraternisé durant plusieurs heures dans la joie et la bonne humeur en écoutant des chanteurs et musiciens eux aussi extrêmement éclectiques.
Hier, cette foule incarnait vraiment la fraternité, la solidarité, ces valeurs de gauche que nous défendons face à l’intolérance, le sectarisme dangereux du candidat Sarkosy et cet enthousiasme, j’en suis sûre est le signe précurseur de la victoire dimanche soir !
10:30 Publié dans Campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicole ameline, colombelles, ameline, damien cesselin, gabrielle gilbert, Philippe augier, calvados
30 avril 2007
"Liquider" Mai 68 : Sarkozy provoque un tollé
François Hollande: "Ce n'est pas la société de demain" que prépare Sarkozy, mais "la société d'hier ou d'avant hier". Cohn-Bendit dénonce le "terme stalinien, bolchevique, de 'liquidation'". Gérard Aschieri (FSU): "C'est de l'idéologie à l'état brut avec un côté 'âge d'or' qui n'a jamais existé"

Le virulent discours de Nicolas Sarkozy contre l'"héritage" de mai 68, prononcé dimanche 29 avril lors du meeting du candidat UMP au Palais omnisport de Paris-Bercy, a provoqué de nombreuses réactions. "Mai 1968 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral", a déclaré Nicolas Sarkozy pour qui il faut désormais "tourner la page" et "liquider" cet "héritage".
"Un côté âge d'or qui n'a jamais existé"
"Un discours idéologique", commente Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (éducation). "L'école de Jules Ferry était une école de tri social extrêmement forte. On se donne l'illusion qu'avant on formait bien tout le monde alors que c'est totalement faux". Selon le leader syndical, "ce discours sur Mai 68, c'est de l'idéologie à l'état brut avec un côté âge d'or qui n'a jamais existé".
"Une société totalement verrouillée"
Mai 68, c'était aussi "11 millions de grévistes qui ont obtenu les accords de Grenelle, le droit des femmes à accéder à la contraception, un vent de liberté contre une société totalement verrouillée", a pour sa part commenté la candidate Ségolène Royal, qui souligne en outre la "grande violence" et la "grande brutalité" du discours de l'ancien ministre de l'Intérieur.
Régression
François Hollande n'est pas en reste. Le Premier secrétaire du Parti socialiste estime que Nicolas Sarkozy mène "une démarche de régression, pour ne pas dire de réaction". "Ce n'est pas la société de demain que prépare Nicolas Sarkozy, (...) c'est la société d'hier ou d'avant hier", estime-t-il. A ses yeux, Nicolas Sarkozy est le "candidat de la régression, du bilan, du statu quo, de l'injustice" mais aussi "de l'incantation".
"Un moment important de la modernisation de la société française"
Enfin Daniel Cohn-Bendit, qui fut un des leaders de mai 68, considère que "parler de liquidation de 68, c'est du bolchevisme". Il juge "incroyable ce terme stalinien, bolchevique, de 'liquidation'".
"Si on veut un bolchevique au pouvoir en France, eh bien: Sarkozy!", a-t-il lancé. L'eurodéputé vert souligne que Mai 68 "a transformé la société française de fond en comble, a libéré l'autonomie des individus". "68, c'est un moment important de la modernisation de la société française", "c'était une soif de vie", a-t-il jugé, tout en ajoutant que "la critique a été faite par des tas de gens, dont moi, depuis longtemps".
23:40 Publié dans La droite au pied du mur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicole ameline, colombelles, ameline, damien cesselin, gabrielle gilbert, Philippe augier, calvados
