07 juin 2007

Qui est ministre de l'Intérieur ?


Bien plus que Michèle Alliot-Marie, c'est Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, qui est désormais le premier flic de France

Ya-t-il encore un ministre de l'Intérieur place Beauvau ? Certes, Michèle Alliot-Marie occupe le bureau Empire de Cambacérès. Mais elle va avoir du mal à s'attribuer le titre de « première fliquette de France ». Depuis le 6 mai, le centre de gravité de la maison Police a basculé de l'autre côté de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. A l'Elysée ! Depuis 2002, la police, c'était Sarko. C'est bien parti pour continuer tant le nouveau président s'échine à dépouiller son ancien fief de l'Intérieur de quelques-unes de ses prérogatives les plus sensibles, comme les reconduites à la frontière. La lutte contre l'immigration clandestine est ainsi placée sous la responsabilité d'un nouveau ministère ad hoc, confié à son ami de trente ans, Brice Hortefeux. « Nous gardons la responsabilité de la police de l'air et des frontières , tempère-t-on à Beauvau. Mais elle est, c'est vrai, à la disposition du ministre de l'Immigration autant que de besoin. » Autre démembrement, plus subreptice mais bien réel, les services de renseignement et la lutte antiterroriste. Eux aussi ont déjà été mis sous le boisseau élyséen. Bien sûr, les Renseignements généraux et la DST restent des services de police à part entière. Mais le nouveau pouvoir a l'intention de les placer sous la férule d'une nouvelle Direction générale de la Sécurité intérieure ( DGSI ). Celle-ci sera vraisemblablement dévolue à Bernard Squarcini, un vrai pro... connu pour son sarkozysme de coeur. « Squarce » rapporterait d'ailleurs directement au Conseil de Sécurité intérieure, une instance élyséenne, désormais coordonnée par Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, fidèle bras droit du président. Le vrai pouvoir sera là. Difficile, dans ces conditions, pour MAM d'exister. A peine nommée, la nouvelle ministre a d'ailleurs été dépouillée de son pouvoir d'influence sur la haute hiérarchie policière. La première nomination de l'après-6 mai, celle de directeur général de la Police nationale ( DGPN ), lui a totalement échappé ! Voilà Frédéric Péchenard, grand flic et copain d'enfance du nouveau président, bombardé chef de la police. Une promotion éclair : Péchenard, à peine 50 ans, venait juste de prendre la tête du Quai-des-Orfèvres et n'avait pas eu le temps de s'y imposer véritablement. Une rupture de la tradition aussi : le poste de DGPN est traditionnellement dévolu à un préfet. Pas à un enquêteur. Or Péchenard, flic de terrain, ancien patron de la Crime et de la Brigade de Répression du Banditisme ( BRB ), n'a jamais fait mystère de son peu de goût pour les palabres syndicales. Reste l'intérêt stratégique du poste de chef de la police confié à ce fidèle : chaque soir vers 17 heures, il reçoit la synthèse des principales affaires du jour. Avant le ministre de l'Intérieur. MAM n'a pas non plus été consultée pour le préfet de police de Paris, autre tour de contrôle des affaires sensibles. Le poste échoît à Michel Gaudin, encore un pilier de la sarkozie. MAM n'a rien pu faire. La ministre n'a même pas eu le droit de choisir son directeur de cabinet. Le président lui a imposé un fidèle, Michel Delpuech. Préfet des Hauts-de-Seine entre 2003 et 2006, celui-ci avait l'habitude de retoucher lui-même les notes des responsables policiers du sarkoland avant de les envoyer directement au cabinet du ministre, court-circuitant ainsi les directeurs centraux du ministère. Bref, un homme du président. Un vrai.

 

Olivier Toscer
Le Nouvel Observateur

04 juin 2007

Lettre du Maire de Colombelles en réponse au tract mensonger de la candidate UMP

Cliquez sur le lien ci-dessous pour prendre connaissance du courrier de Colin SUEUR, Maire de Colombelles, en réponse au tract mensonger de Nicole Ameline distribué dans les boites à lettres de Colombelles la semaine dernière.

N'hésitez pas à le diffuser pour montrer les méthodes puantes de l'UMP. 

Gilles.

 

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29 mai 2007

TF1 officiellement sarkozifiée

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 On va encore dire que nous sommes mauvaise langue.
Le charmant jeune homme de la photo vient d’être nommé directeur général adjoint de TF1. A l’origine inspecteur des finances, il s’appelle Laurent Solly, est âgé de 36 ans et n’a jamais travaillé dans le domaine de l’audiovisuel. Que lui vaut alors cette ascension météorique qui le voit obtenir, si jeune, le poste de numéro deux dans la hiérarchie de la chaîne la plus regardée d’Europe ? C’est tout simple - et ensemble, tout devient possible : il est l’ancien directeur de cabinet du ministre de l’Economie Sarkozy, puis du ministre de l’Intérieur Sarkozy, puis directeur adjoint de campagne du candidat Sarkozy. Enorme, non ? Ou comment officialiser le fait que TF1 soit, encore davantage que par le passé, l’organe de propagande du président de la République. Vous avez dit Berluscozy ?

04 mai 2007

Le danger Sarkozy

Pour mieux connaître le candidat de l'UMP.

Cliquez sur ce lien : Sarkozy.doc

Sarko et les médias avaient tort

Il est possible de remplacer des douaniers par des infirmières 

source : 20 minutes.fr

Est-il possible de ne pas remplacer des douaniers qui partent à la retraite et augmenter, en lieu et place, le nombre d’infirmières, comme l’a suggéré lors du débat Ségolène Royal ? Non, avait répondu Nicolas Sarkozy «parce que la fonction publique hospitalière, c’est payé par un autre budget que le budget de l’Etat» et qu’on ne peut pas «redéployer (les fonds) entre l’Etat et l’assurance-maladie».

«Il est vrai que la fonction publique hospitalière est payée par l’assurance-maladie, contrairement à la fonction publique d’Etat et à la fonction publique territoriale», souligne Martine Bellanger, économiste à l’Ecole Nationale de la Santé Publique (ENSP) de Rennes. Qui rappelle que l’assurance-maladie, elle-même, est financée par les cotisations sociales et la CSG. Nicolas Sarkozy aurait-il donc raison ?

L’Etat a son mot à dire


«Non, il a tort, répond Jean-Marie André, lui aussi économiste à l’ENSP et spécialiste de l’Assurance-maladie. Dans le cadre de la loi annuelle de financement de la Sécurité sociale, l’Etat peut décider d’augmenter les dotations à l’Assurance-maladie via une augmentation de ce qu’on appelle les «contributions publiques». Celles-ci, comme les taxes sur l’alcool, le tabac ou la taxe de solidarité sur les sociétés, contribuent marginalement au financement de l’assurance-maladie, parallèlement aux cotisations sociales».

«On peut donc très bien imaginer que le législateur vote une diminution du nombre de certains fonctionnaires de l’Etat dans la loi annuelle de Finances et répercute l’économie réalisée dans la loi de financement de la Sécurité sociale», poursuit Jean-Marie André.

Et de pointer une contradiction de Nicolas Sarkozy qui a proposé la fusion des Assedic et de l’ANPE. «Les premiers relèvent des partenaires sociaux, comme l’assurance-maladie, et le second est un service public. On peut certes avoir la volonté politique de les fusionner mais pourquoi, dans ce cas, avoir tant mis l’accent sur l’autonomie de l’assurance-maladie ?».

Alexandre Sulzer

30 avril 2007

"Liquider" Mai 68 : Sarkozy provoque un tollé

François Hollande: "Ce n'est pas la société de demain" que prépare Sarkozy, mais "la société d'hier ou d'avant hier". Cohn-Bendit dénonce le "terme stalinien, bolchevique, de 'liquidation'". Gérard Aschieri (FSU): "C'est de l'idéologie à l'état brut avec un côté 'âge d'or' qui n'a jamais existé"

 

Mai 1968 à Paris

 

Le virulent discours de Nicolas Sarkozy contre l'"héritage" de mai 68, prononcé dimanche 29 avril lors du meeting du candidat UMP au Palais omnisport de Paris-Bercy, a provoqué de nombreuses réactions. "Mai 1968 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral", a déclaré Nicolas Sarkozy pour qui il faut désormais "tourner la page" et "liquider" cet "héritage".

"Un côté âge d'or qui n'a jamais existé"

"Un discours idéologique", commente Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (éducation). "L'école de Jules Ferry était une école de tri social extrêmement forte. On se donne l'illusion qu'avant on formait bien tout le monde alors que c'est totalement faux". Selon le leader syndical, "ce discours sur Mai 68, c'est de l'idéologie à l'état brut avec un côté âge d'or qui n'a jamais existé".

"Une société totalement verrouillée"

Mai 68, c'était aussi "11 millions de grévistes qui ont obtenu les accords de Grenelle, le droit des femmes à accéder à la contraception, un vent de liberté contre une société totalement verrouillée", a pour sa part commenté la candidate Ségolène Royal, qui souligne en outre la "grande violence" et la "grande brutalité" du discours de l'ancien ministre de l'Intérieur.

Régression

François Hollande n'est pas en reste. Le Premier secrétaire du Parti socialiste estime que Nicolas Sarkozy mène "une démarche de régression, pour ne pas dire de réaction". "Ce n'est pas la société de demain que prépare Nicolas Sarkozy, (...) c'est la société d'hier ou d'avant hier", estime-t-il. A ses yeux, Nicolas Sarkozy est le "candidat de la régression, du bilan, du statu quo, de l'injustice" mais aussi "de l'incantation".

"Un moment important de la modernisation de la société française"

Enfin Daniel Cohn-Bendit, qui fut un des leaders de mai 68, considère que "parler de liquidation de 68, c'est du bolchevisme". Il juge "incroyable ce terme stalinien, bolchevique, de 'liquidation'".
"Si on veut un bolchevique au pouvoir en France, eh bien: Sarkozy!", a-t-il lancé. L'eurodéputé vert souligne que Mai 68 "a transformé la société française de fond en comble, a libéré l'autonomie des individus". "68, c'est un moment important de la modernisation de la société française", "c'était une soif de vie", a-t-il jugé, tout en ajoutant que "la critique a été faite par des tas de gens, dont moi, depuis longtemps".

29 avril 2007

Delors: "Centristes, votez Royal !"

Propos recueillis par Florence MURACCIOLE
Le Journal du Dimanche

Jacques Delors, le "sage" du Parti socialiste, sort de son silence. L'ancien président de la Commission européenne, accompagnera la candidate socialiste jeudi à Lille pour le dernier meeting de sa campagne. Aux électeurs de François Bayrou, il dit qu'au vu de l'état de la France, il existe une urgence à "se compromettre", c'est-à-dire à voter pour Ségolène Royal.

L'ancien ministre de l'Economie apporte un soutien sans faille à Ségolène Royal. (Patrick Othoniel/Le JDD)
François Bayrou n'a pas donné de consigne de vote, mais que souhaitez-vous dire à ses électeurs ?
Je comprends que M. Bayrou veuille créer un parti démocrate et c'est logique qu'il pense à l'élection de 2012. Mais compte tenu de son diagnostic grave sur la France, on ne peut pas attendre. Cinq ans, c'est trop long! Il y a urgence, c'est cela que je veux dire aux électeurs de François Bayrou: il faut se compromettre dès maintenant. Je pense, en premier lieu, aux 15 % de Français qui connaissent une vie très difficile et à qui il faut apporter confiance et moyens d'existence.

Pendant toute la campagne, Ségolène Royal a été l'objet d'un procès en incompétence. Que répondez-vous à ses détracteurs ?
Ségolène Royal représente à mes yeux une conception du monde et de la société qui a toujours été la mienne. En deux mots, disons une société du respect et de la fraternité. Et puis c'est une personne qui a une vision, du caractère et de l'esprit de décision. Et que demande-t-on à un président de la République? D'avoir une culture historique, une expérience du pouvoir, une compréhension de l'opinion publique. Je vous le dis; elle a tout cela. Pour le reste, on ne demande pas au président de la République d'être le meilleur économiste de France, le plus grand spécialiste des questions sociales, ou un diplomate de génie. Le président consulte et s'informe même au-delà de son entourage et des ministres. Il prend des décisions et les explique aux Français. De ce point de vue-là, Ségolène Royal a toutes les capacités requises, compte tenu de sa personnalité et de son esprit d'ouverture.

"Nicolas Sarkozy est quand même le candidat sortant!"

Justement, certains, au PS, lui reprochent de n'être pas assez socialiste, trop centriste; qu'en pensez-vous ?
Elle a compris, mieux que beaucoup d'autres, la signification d'une élection au suffrage universel du président de la République. Donc elle s'adresse aux citoyens, elle voit leur évolution et a noté leurs aspirations. Par conséquent, toute sa démarche, depuis le premier tour, a consisté à intégrer ce que les citoyens avaient pu formuler lors des débats qu'elle a organisés au titre de la démocratie participative.

Ségolène Royal a donc eu raison de tendre la main à François Bayrou?
François Bayrou a fait une bonne campagne et il se trouve que l'essentiel de son constat est partagé par nous, les électeurs de Ségolène Royal. Il a parlé de démocratie malade, du tissu social déchiré, d'une économie en mal de dynamisme, de discriminations absolument inacceptables, selon le nom, le faciès et même le département. Sur ces bases, Ségolène Royal a appelé à un dialogue, à des solutions, des orientations pour remettre la France dans le sens de la marche. Une France, plus vigoureuse sur le plan politique et économique, plus solidaire sur le plan social et pleine de bon sens et d'humanité en ce qui concerne l'immigration.

Il n'empêche, François Bayrou reproche à Ségolène Royal de prôner une économie étatiste. Est-ce qu'il se trompe ?
Je suis un partisan de l'économie de marché régulée, à la française parce que chaque pays a ses traditions. Ségolène Royal est dans le droit-fil de cette pensée, tout en sachant l'urgence de certaines situations, notamment sociales. C'est pourquoi elle ne promet pas la lune en matière de déficit. Le souci de la dette est là, il faut la réduire progressivement. Mais il faut aussi qu'elle puisse répondre aux impératifs d'une cohésion sociale retrouvée. Ce qui n'empêche pas de faire repartir l'économie. C'est tout à fait possible à court terme, mais surtout à moyen terme, grâce au développement de l'éducation, de la recherche, de l'innovation et à la libération des forces créatrices, notamment celles des petites et moyennes entreprises et des artisans. Tout cela Ségolène Royal l'a compris.

Beaucoup pensent cependant que Nicolas Sarkozy serait meilleur pour redynamiser l'économie ou faire baisser le chômage.
C'est qu'ils oublient le bilan! Nicolas Sarkozy s'efforce de ne pas en parler, mais il est quand même le candidat sortant! Si la France est dans cet état, c'est bien à cause des gouvernements de droite dont il a été un membre éminent.

"Les François ont à faire un choix de société"

Pourtant, il a séduit 31% des Français...
La droite française a l'habitude de sombrer dans le populisme, de pratiquer la politique chauve-souris: "Je suis oiseau : voyez mes ailes ; je suis souris, vivent les rats" (pour reprendre La Fontaine). Cette droite est à la fois libérale et étatiste, européenne et d'un nationalisme étroit, compatissante dans le verbe et concrètement dure avec les faibles. Ce n'est pas nouveau et cela n'a pas vraiment convaincu, puisque ses deux adversaires principaux ont formulé le même constat et qu'ils ont obtenu au total un meilleur score que Nicolas Sarkozy. Elue présidente, Ségolène Royal comptera, pour réformer le pays, sur l'appui de tous. Elle aura également pour mission, et elle s'y emploie, à réconcilier la France et les Français (du "non" comme du "oui") avec un projet historique, une Europe puissante et solidaire à la fois.

Est-ce à dire que Nicolas Sarkozy serait un danger pour la France?
Je rejette cette formule, au nom d'une démocratie apaisée et parce que les Français ont à choisir entre deux personnalités capables. Ils ont à faire un choix de société. Or, nous avons besoin d'une autre conception de la relation entre l'Etat et le citoyen, entre le monde économique et les forces sociales, et aussi des relations des personnes entre elles. "Non" à l'hyperindividualisme et "oui" à plus de fraternité, autant que cela est humainement possible.

27 avril 2007

François Bayrou accuse Sarkozy

François Bayrou a indiqué vendredi sur RTL avoir, sinon "la preuve", du moins "la certitude" que Nicolas Sarkozy avait exercé des pressions pour faire annuler le débat envisagé par Canal+ entre Ségolène Royal et lui-même. "Lorsque j'ai tenu une conférence de presse mercredi, j'ai parlé de la part de Nicolas Sarkozy d'intimidation et de menace. C'est exactement là qu'on en est", a affirmé le chef de l'UDF. "Par toute une série de réseaux, qui rapprochent de très grandes puissances financières et médiatiques autour de Nicolas Sarkozy, les interventions directes sont faites auprès des rédactions, auprès des chaînes, de manière que l'information se trouve verrouillée", a-t-il poursuivi, faisant état "de témoignages nombreux". 

Fiscalité : Nicolas Sarkozy pris en flagrant délit d’incompétence

Intervenant sur TF1 hier soir, Nicolas SARKOZY a indiqué ne pas comprendre pourquoi la Slovénie pouvait baisser son impôt sur les sociétés alors que la France ne peut baisser son taux de TVA applicable aux restaurateurs.

On peut s’étonner de cette profonde méconnaissance des règles fiscales de la part du candidat de l’UMP qui fut pourtant successivement Secrétaire d’état au Budget puis ministre de l’Économie et des Finances.

Il convient donc de rappeler à Nicolas SARKOZY que la détermination des assiettes et la fixation des taux des impôts directs est du ressort exclusif des États membres. Il n’existe en la matière aucune obligation communautaire, à la différence de la TVA, dont les taux sont encadrés par des accords communautaires qui imposent un taux général plancher et un accord unanime pour y déroger sectoriellement, afin de lutter contre le dumping fiscal.

La démagogie de Nicolas SARKOZY, qui promet unilatéralement des baisses de TVA qui nécessitent l’assentiment unanime du conseil européen, est éminemment condamnable. Doit-on avoir la cruauté de lui rappliquer que l’UMP avait formulé cette proposition en 2002, avec le résultat que l’on sait ? L’harmonisation de la fiscalité en Europe, qui est absolument nécessaire, mérite de arguments et des objectifs clairs : c’est ainsi qu’en 1999 la gauche a demandé puis obtenu un taux de TVA réduit pour le secteur du bâtiment.

L’Union européenne doit se doter d’un impôt sur les sociétés, qui passe par une harmonisation au préalable des bases puis des taux de cet impôt.

Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité

26 avril 2007

Bayrou affirme que Sarkozy lui avait proposé une "alliance" anti-Chirac

Sud-Ouest diffuse un enregistrement dans lequel le leader de l'UDF raconte avoir refusé une "alliance" contre Jacques Chirac, proposée par le leader de l'UMP en 2004. 

François Bayrou


Le quotidien Sud-Ouest révèle mercredi 25 avril que François Bayrou lui a confié avoir refusé, en février 2004, "une alliance contre Chirac" proposée par Nicolas Sarkozy, et ne plus avoir parlé depuis au président de l'UMP.
François Bayrou a donné cette information à Sud-Ouest le 16 mars dernier, lors d'une interview devant un panel de cinq lecteurs, cinq journalistes et plusieurs invités. L'extrait peut être écouté sur le site Internet de Sud-Ouest.
Interrogé sur cette information lors d'une conférence de presse un peu plus tard dans la journée de mercredi, François Bayrou a simplement répondu : "Je n'apprécie pas que ces propos aient été publiés sans mon assentiment."
"On ne peut pas rencontrer plus différents que Nicolas Sarkozy et moi. Je n'ai pas parlé avec lui depuis trois ans", confiait alors François Bayrou lors de cet entretien, avant d'expliquer les raisons de cette rupture de relations.

Invité chez Jacques Chancel

"Nicolas Sarkozy venait d'être élu à la tête de l'UMP. Le dimanche suivant, il me fait inviter chez Jacques Chancel (...) et Sarkozy me dit: "'Je te propose une alliance contre Chirac. On va faire les jeunes et on va le démoder, lui qui est vieux. On va lui faire la guerre, et au bout du compte, on fait alliance contre Chirac'". "Je lui dis: 'ça ne m'intéresse pas. Je ne veux pas faire d'alliance avec toi. Je ne veux pas faire d'alliance contre Chirac sur le critère de l'âge. Cela ne me ressemble pas. Alors tu fais ce que tu veux, mais moi, je ne le ferai pas. "Depuis, en effet, il y a comme un froid entre nous", a déclaré le président de l'UDF.
Jacques Chancel a confirmé la rencontre de deux heures entre les deux hommes dans la bibliothèque de sa maison, à Adast, mais a indiqué qu'il ignorait ce que les deux hommes s'étaient dit.

Des propos off déjà livrés

Selon le journaliste qui signe l'article de Sud-Ouest, François Bayrou avait expressément demandé la veille de la parution de l'entretien, que ces "propos off" ne soient pas utilisés. Mais le quotidien estime que, "aujourd'hui, ces confidences prennent tout leur sens".
Au cours des derniers mois, François Bayrou a fait ces mêmes confidences à plusieurs reprises devant des journalistes, en les invitant à chaque fois à ne pas les publier.

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