07 juin 2007
Sondage
Donnez nous votre opinion sur l'aptitude de Damien Cesselin à vous représenter à l'Assemblée Nationale. Cliquez sur le lien ci-dessous.
22:49 Publié dans Campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : damien cesselin, Gabrielle Gilbert, Colin Sueur, Claude Ecobichon, Gilbert Hurel
04 juin 2007
Lettre de Claude Ecobichon, Conseiller Général
Cliquez sur le lien ci-dessous pour prendre connaissance de la lettre de Claude Ecobichon.
11:45 Publié dans Campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Claude ecobichon, colombelles, deauville, trouville, cabourg, honfleur, gabrielle gilbert
Cliquez sur l'image pour afficher le tract
09:10 Publié dans Campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicole ameline, démocratie, politique, censure, meeting, Gauche, Sarkozy
Discours de François Hollande au Zénith de Nantes
Je veux saluer Jean-Marc Ayrault comme maire de Nantes, comme prochain député de Loire-Atlantique, comme président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale depuis 10 ans ; cela a passé si vite que l’on a le sentiment de commencer.
Je veux dire ici à Ségolène Royal que, partout où je vais, les gens me disent que, certes nous n’avons pas gagné le 6 mai, mais quelle belle campagne ! quel engagement ! quel courage ! quelle force ! et quelle envie de continuer ! Nous avons l’occasion dans une semaine d’utiliser notre bulletin de vote pour corriger l’élection présidentielle –sans doute, mais pour faire en sorte d’équilibrer le Parlement. Nul besoin d’attendre 2012. Nous avons encore la possibilité d’agir avant. Nous devons donc tous participer au scrutin. Les élections législatives peuvent nous donner les moyens d’agir, de faire entendre notre voix, celle des jeunes qui se sont engagés pour la première fois dans une élection et qui peuvent éprouver de la déception, sans aller jusqu’au désespoir ; celles des « vieux routiers » de la gauche qui savent bien qu’une défaite d’aujourd’hui peut se transformer en victoire demain. Nous ne nous résignons jamais à l’abandon, au fatalisme. On aurait pu, en effet, gagner tout de suite, mais ils ne perdent rien pour attendre : nous sommes là ; nous sommes une force ; nous sommes le Parti socialiste avec sa longue histoire, avec son bel avenir qu’il faudra rénover, refonder, changer, mais ce sera toujours le Parti socialiste. Avec ses valeurs, ses principes, ses idéaux. Et l’on modernisera, bien sûr ; on a bien compris qu’il y avait la mondialisation ; on sait qu’il y a nécessité d’avoir des entreprises compétitives, dynamiques. C’est un socialiste qui a permis d’éradiquer l’inflation en France : François Mitterrand. Et qui a permis de restructurer les entreprises ? Des Premiers ministres socialistes : Pierre Mauroy, Laurent Fabius, d’autres encore. Et qui a permis de faire réellement diminuer le chômage et pas dans les statistiques : Lionel Jospin. On a donc aucune leçon à recevoir de ces pseudos modernisateurs, pour qui la modernité c’est moins de protection, moins de droits pour les salariés et plus de liberté pour les entreprises.
Nos candidats dans cette région doivent donc avoir l’ambition haute ; pas pour eux-mêmes, mais pour les idées qu’ils portent. Ils doivent sans doute avoir le sentiment de ne pas être dans la meilleure période –c’est possible. Mais, ils sentent bien, dans chaque circonscription, qu’il suffirait que tous ceux qui ont voté pour Ségolène Royal viennent voter pour les élections législatives pour que tout change ; et tout va changer si nous arrivons à les convaincre.
Je pourrais citer tous nos candidats, mais je n’en citerai qu’un parce que je le connais depuis longtemps, parce qu’il a une responsabilité particulière : il doit nous débarrasser d’un Premier ministre qui n’a, pour l’instant, été choisi que par Nicolas Sarkozy. Je ne veux pas lui imputer une trop lourde charge qui le mettrait en accusation s’il n’y parvenait pas, mais dans un combat comme celui-là ce qui compte, c’est la force de son courage et la volonté de faire face. Stéphane LE FOLL est d’ailleurs contesté par François Fillon, alors même qu’il n’a pas encore reçu l’investiture de l’Assemblée nationale. François Fillon devrait au moins avoir le respect à l’égard des grandes familles politiques. Qu’a-t-il dit de nous ? Que nous serions gagnés par une sorte d’imposture morale ! En matière d’imposture, il y a des concurrences que nous ne sommes pas en mesure d’engager. Quant à la morale, ceux qui font du débauchage avec des débauchés n’ont pas de leçon à nous donner non plus sur ce terrain-là. Mais il a été plus loin en disant que la gauche n’osait pas aimer la France. Nous l’aimons la France. Pas moins que lui, peut-être même un peu plus, car pour nous il n’y a pas deux France –la bonne et la mauvaise ; il n’y a pas deux catégories de Français –ceux qui pensent comme nous et ceux qui ne penseraient pas comme nous. Pour nous, la France, ce sont des droits, des principes, des valeurs qui nous unissent tous. Aujourd’hui, on nous dit que l’on n’aime pas la France, demain ils nous demanderont de la quitter ! Nous resterons là, car nous sommes les porteurs de l’idéal de la France. Et avoir gagné une élection présidentielle ne leur donne pas le droit ou la liberté d’écarter, d’exclure.
Nous n’avons pas gagné. Certes. Mais nous avons fait une belle campagne, un beau résultat (17 millions de voix) ; nous n’étions pas loin du but. Et voilà qu’arrivent les élections législatives et l’on veut nous interdire le droit à les gagner ! On ne nous accorde que le droit de les perdre. Mais, c’est le suffrage qui décidera et notre devoir est de convaincre.
Quel est le sens de ces élections législatives ?
D’abord de juger une majorité sortante. Car, il y a bien eu un gouvernement de droite depuis 2002 ; il y a bien eu un Premier ministre qui s’appelait Jean-Pierre Raffarin ; il y en a même eu un autre que l’on a perdu de vue : Dominique de Villepin. Et il y avait dans ces gouvernements –le premier en tout cas- François Fillon et dans les deux gouvernements, Nicolas Sarkozy. Et ils nous feraient croire qu’ils ne sont pas sortants. Ils essayent même d’accréditer la thèse que nous serions les sortants. Il faut donc rétablir une vérité : Jacques Chirac a été Président de la République pendant 12 ans –pas nous ; et la droite est au pouvoir avec le Président de la République, le Premier ministre, le gouvernement, une majorité écrasante à l’Assemblée nationale depuis 5 ans.
Pourtant, ils voudraient nous faire croire qu’ils ont fait une révolution avec l’élection présidentielle, au prétexte que Nicolas Sarkozy ait obtenu ce qu’il cherchait -une élection- et succéder à Jacques Chirac. Mais, pour faire quelle politique ? La même en pire. C’est ce qu’ils nous préparent.
Nous avons donc l’obligation de les juger. Ont-ils un bilan ? Apparemment, ils ne le connaissent pas. D’ailleurs, pendant l’élection présidentielle, on pouvait se poser la question de savoir pourquoi personne ne voulait s’attribuer le bilan de la droite qui existe. Le bilan est là, comme un fardeau ; ils le déposaient partout où ils allaient espérant que quelqu’un veuille bien s’en attribuer la paternité « Qui veut de mon bilan ? ». Jacques Chirac exhortant les uns à le prendre, les autres –Nicolas Sarkozy en tête- se revendiquant de la rupture le refusaient.
Il y a donc toujours un bilan pour les élections législatives. C’est le leur. Devons-nous en parler de ce « pauvre » bilan ! Un chômage qui ne baisse que dans les statistiques –et encore celles qui sont publiées, les mauvaises ne l’étant pas ; une croissance la plus faible d’Europe ; un endettement public record ; un déficit commercial historique ; et l’insécurité, parlons-en justement de l’insécurité. Il faut un rapport de la police –car maintenant, même la police n’arrive plus à surveiller la police- pour savoir que, dans le département de la Seine-Saint-Denis (département d’où sont hélas parties les émeutes urbaines de la fin de l’année 2005), la violence a progressé de 16 % et, qu’en plus, les rapports entre la police et la population se sont encore dégradés. Parce que les délinquants ne sont pas jugés et punis comme il convient et que les contrôles se multiplient sans qu’ils soient ni utiles ni efficaces, et parfois même ils sont blessants.
Voilà le bilan qu’ils ne revendiquent pas. Il nous faut donc avoir, dans ces élections législatives, un argument tout simple : si vous êtes contents de la politique qui a été menée depuis 5 ans, votez et faites votez pour les candidats de l’UMP. Mais, si vous n’en êtes pas contents, alors votez pour les candidats socialistes, car ce sera le vrai changement, le seul changement possible.
Quel est l’enjeu des élections législatives ?
Décider, rien de moins que cela, de la politique de la France. C’est tout de même le Parlement qui fait la loi. Il faut le dire car certains pensent que c’est Nicolas Sarkozy qui fait la loi. NON. Il est Président de la République, c’est déjà beaucoup (trop même), mais c’est aussi la règle en démocratie que d’accepter le verdict du suffrage universel. C’est le Parlement qui décidera de ce qu’il faut ou ne faut pas faire en matière de droit du travail, en matière de protection sociale, de retraite, d’assurance maladie, de sécurité… Bref, de ce qu’il faut pour la France. C’est donc le vote de nos concitoyens dans les 577 circonscriptions qui fera la politique de la France pour cinq ans.
L’autre enjeu est la composition même du Parlement, l’équilibre entre la gauche et la droite ; c’est de savoir quel sera le rapport de force. Nous sommes effectivement dans un moment où il faut équilibrer, corriger et même les protéger d’eux-mêmes. Car, si nous n’étions pas là, vous imaginez ce qu’ils feraient ? Nous serons donc là, nombreux à l’Assemblée nationale, si les Français le décident.
C’est pourquoi, le premier devoir que nous avons, le premier appel que nous devons lancer, c’est l’appel au vote, à la participation ; il faut que toutes celles et tous ceux qui ont voté le 6 mai reviennent aux urnes.
Il y a en effet trois risques à conjurer :
• Le premier est un risque institutionnel : nous sommes sans doute à un moment où la présidentialisation du régime de la Vè République a atteint son paroxysme. Nicolas Sarkozy voulait être Président –il l’est. Il veut aussi être Premier ministre ; François Fillon avait écrit que son objectif était de faire disparaître la fonction de Premier ministre : cet objectif est d’ores et déjà atteint. Mais, Nicolas Sarkozy ne veut pas simplement être, avec un Premier ministre réduit au rang de majordome, chef du protocole, d’ordonnance, d’aide de camp… Il veut être Ministre de tout : Ministre de l’Intérieur –qui d’autre que lui pourrait l’être ! Ministre des Affaires Etrangères –il a trouvé un prête-nom ! Ministre de l’Economie et des Finances –forcément, il l’a été ! Ministre des comptes publics… Bref, il surveille les cabinets ministériels, les nominations dans les administrations et va même plus loin encore : les préfets, les ambassadeurs et même les magistrats… Tout doit revenir vers lui. Il a déjà une majorité docile au Sénat ; et Jean-Pierre Raffarin est même prêt à se dévouer pour être le Président de cette haute institution ! Quelle abnégation ! Il a à sa disposition le Conseil constitutionnel, le Conseil supérieur de l’Audiovisuel avec la nomination de l’ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin. Il est partout. On le voit partout. Chaque journal du soir est une information en tant que telle : il est à l’hôpital, il déjeune dans les cantines ; ensuite il court jusqu’au fort de Brégançon ; il revient, fait les communions, les enterrements, les baptêmes, les mariages… Rien ne doit lui échapper. Il est peut-être là, parmi nous, ici à Nantes. En tout cas, on le verra demain soir à la télévision. Et, s’il nous échappe, il sera au journal de 13 heures ! Jamais au journal de la nuit ! Le journal de la nuit, c’est pour nous !
• Le second risque est démocratique : concentration de tous les pouvoirs, logique de contrôle, de soumission, de subordination, de dépendance, de captation, où l’on pourchasse jusqu’à ses amis d’hier. Pauvre Bayrou ! Quelle solitude ! Tous ses amis devenus les ministres ou les sous-ministres ou les candidats UMP ou nouveau centre de cette pseudo majorité ! Il veut aussi éradiquer la gauche. S’il pouvait même capter un petit parti –ah ! il en a trouvé un grâce à Tapie, un intermédiaire de qualité ! Ces élections législatives sont donc un enjeu démocratique car, lorsque l’on veut tout contrôler, tout dominer, mais aussi peser sur les consciences, dans les libertés de chacun, c’est la démocratie que l’on bafoue. Il faut donc en appeler au sursaut citoyen car il faut que l’on puisse préserver les principes de notre démocratie à travers ces élections.
• Le troisième risque est social : que nous dit-on d’ailleurs sur le pacte social ? De ne pas nous inquiéter, de ne pas avoir peur, que cinq ans de politique de Sarkozy ne nous feront aucun mal. Jusqu’aux élections législatives, en tout cas, rien n’est fait qui ne doit nous alarmer. On nous parle de droit du travail, mais pas d’inquiétude, ce sera pour le bien du salarié ; de protection sociale, mais là encore rien à craindre pour les retraites ou la Sécurité Sociale ; de l’Education, aucun souci, c’est pour le bien des enfants ; il ne sera fait aucun mal aux services publics, il y aura seulement moins de fonctionnaires, mais mieux payés ; quant aux universités, cela se fera dans le courant de l’été pour ne pas inquiéter les étudiants en vacances à cette période. Et l’on fait même croire qu’il n’y aura que des cadeaux, que des cadeaux fiscaux. C’est formidable ! On donne aux riches, reste aux pauvres à espérer en récupérer une miette ! Ne sous-estimons pas l’entreprise de communication. Combien sont venus nous voir en disant « génial, je ne vais plus payer de droits de succession ». Je les interroge donc « Mais, que possédez-vous ? ». « Rien » me répondent-ils ! Alors, ils ne paieront rien sur rien. Quelle chance tout de même ! D’autres nous disent « C’est formidable, avec le bouclier fiscal, je ne paierai pas plus de 50 % de mes revenus en impôt ». Je les interroge à nouveau « Payez-vous l’impôt sur le revenu ». « Non, mais je serai tout de même protégé pour le cas où je doive le payer un jour » ! On a même fait croire que l’on pourrait déduire les intérêts des emprunts que nous avons pu prendre, il y a 20 ans ! Et de s’apercevoir que, souvent, ceux qui semblent les plus heureux de ces mesures sont justement ceux qui sont loin d’avoir les moyens de pouvoir être concernés par ces mêmes mesures.
Il nous faut donc aussi conjurer cette mystification. Nous sommes à la veille d’un grand choix de société et la seule force qui peut permettre une alternative, c’est la force socialiste.
Prenons quelques exemples :
- Sur le Travail : d’un côté, on nous dit « travailler plus pour gagner plus ». Allez dire à des chômeurs de travailler plus quand ils attendent un travail ; allez dire à ceux qui sont à temps partiel de travailler plus, quand ils demandent un plein temps. Quoiqu’il sera possible maintenant, à temps partiel, de bénéficier d’une exonération de cotisation sociale pour le patron lorsque cela ira au-delà du temps partiel. Nous n’y avions pas pensé ! Maintenant, des employeurs recruteront des personnels à temps partiel pour les faire travailler à temps complet, sans cotisation sociale, sans impôt, sans charge aucune !
À cette logique qui permet à ceux qui sont dans l’emploi peut-être de le conserver, nous opposons une logique du « travailler tous », et du « travailler tous pour gagner plus ensemble », avec une incitation qui doit être faite sur l’embauche, avec une baisse de cotisation sociale sur l’heure nouvelle de travail et pas sur l’heure supplémentaire qu’il faut instaurer. Et si, avec les mêmes sommes (4 ou 5 milliards), on avantage l’embauche plutôt que le travail de ceux qui en ont déjà un, cela réduira le chômage. Voilà la politique que nous proposons.
- Sur la santé : tout a été dit sur les « franchises » santé ; d’ailleurs, mieux vaut se méfier –je le dis souvent- du mot « franchise », il n’est pas sincère, parce que derrière ce mot, il y a les déremboursements, la responsabilité individuelle de s’assurer si on le peut pour couvrir les premiers soins. À cette logique de privatisation des soins, nous opposons la logique de la coordination, de la prévention, de l’harmonisation et de la priorité à l’hôpital public.
- Sur le logement : Face aux déductions d’intérêts, nous opposons le prêt à taux zéro.
- Sur l’Education : plutôt que la suppression de la carte scolaire –même s’il faut l’assouplir, nous préférons l’accompagnement scolaire gratuit, la lutte contre l’échec scolaire, la scolarisation obligatoire dès l’âge de trois ans, l’encadrement dans les collèges… Bref, une Education véritablement pour tous.
- Sur la fiscalité : plutôt que le bouclier fiscal, la suppression de l’impôt sur les successions et tout ce qui sera donné sous forme de cadeaux fiscaux aux plus privilégiés avec la contrepartie de la TVA sociale payée par tout le monde (c’est pour cela qu’elle est sociale !), nous appelons à une égalité dans le traitement fiscal des revenus du travail et des revenus du capital. Voilà ce qui fait la différence.
Nous sommes donc à un moment essentiel.
L’esprit de revanche anime nos concurrents. Ils veulent revenir non pas simplement sur ce que nous avons fait lorsque nous étions aux responsabilités avec Lionel Jospin, avec François Mitterrand, mais sur Mai 68 et même sur la Libération et plus loin encore si c’est possible, cherchant disent-ils à faire « table rase » pour inventer une nouvelle France. Laquelle ? Une France où le rôle de l’Etat serait de permettre à chacun de réussir seul sa vie, c’est-à-dire aux plus aisés, aux plus favorisés, aux nantis de la vie, de pouvoir se débrouiller tous seuls.
Nous opposons une autre vision de la société ; celle où l’on peut, où l’on doit s’accomplir personnellement, où l’on doit s’émanciper, réussir soi-même son existence, mais dans le respect de tous. Il ne peut pas y avoir de réussite individuelle, sans une réussite collective. Il ne peut pas y avoir de bonheur personnel, sans prospérité de tous.
Et, si nous demandons l’équilibre au sein de l’Assemblée nationale, c’est parce que nous souhaitons que le conflit soit au cœur de nos institutions, au cœur du débat républicain, dans la plus haute des assemblées, celle que le peuple désigne. Et si le conflit n’est plus au sein de l’Assemblée nationale, il sera ailleurs, dans la rue, dans la confrontation.
C’est parce que nous ne voulons pas d’une société qui se divise, qui se fragmente et que nous refusons la violence sociale, que nous appelons justement au vote pour les élections législatives des 10 et 17 juin.
Nous sommes animés par l’esprit de responsabilité : être utiles à nos concitoyens, servir l’intérêt général, faire des propositions, critiquer ce qui doit l’être ou approuver ce qui pourrait l’être, et faire en sorte d’être au service de ceux qui souffrent, de ceux qui attendent et qui seront certainement désespérés par une politique dure. Voilà notre responsabilité. Elle est grande. Elle est d’offrir non pas simplement une défense, une protection de toujours, mais aussi une perspective, une espérance.
C’est la raison pour laquelle nous avons à faire en sorte que ces élections législatives soient les plus utiles aux Français. Non pas pour nous-mêmes, non pas pour la gauche. Non pas pour notre Parti. Mais pour qu’il y ait véritablement cet équilibre et cette harmonie.
Nous reprendrons ensuite la marche lente, inexorable vers le progrès, vers l’avenir. Nous rénoverons tout ce qui doit l’être. Nous refondrons la gauche, parce que c’est le Parti socialiste qui doit accueillir tous ceux qui veulent travailler avec nous. Nous renouvellerons les générations comme nous l’avons toujours fait et nous ferons en sorte de proposer un projet –celui sur lequel nous partons est déjà une base, un socle- à partir duquel nous pourrons bâtir la société de demain.
Soyez plein d’espoir, parce que vous en méritez. Soyez plein de fierté, ne vous laissez pas caricaturer parce que vous êtes les serviteurs du plus bel idéal : la dignité humaine, la liberté individuelle et publique mais aussi la solidarité. Ne croyez pas que ces valeurs soient dépassées, au contraire. Elles sont d’une extrême modernité. Et, dans le monde de demain que nous avons à préparer, ce sont précisément le développement durable, l’égalité, les biens publics, la capacité d’inventer, d’innover, de rechercher, qui sont attendus du monde et de la France. C’est de tout cela dont nous sommes à la fois les héritiers et les porteurs.
Je ne sais ce que seront les élections législatives mais, si nous affirmons tout au long de cette campagne ces valeurs, rien ne doit nous être interdit.
Il y aura ensuite un second tour où il nous faudra gagner autant de circonscriptions que possible. Au lendemain, nous aurons à travailler, travailler encore. Nous sommes un peu comme Sisyphe qui porte son rocher. Il est lourd. Mais, comme le disait Camus « Sisyphe est heureux », parce que lorsqu’il porte son rocher tout en haut et qu’il est redescendu de la montagne pour la remonter, il sait qu’il parcourt la plus belle aventure humaine, celle du progrès.
Nous continuons donc à gravir notre montagne, en portant notre rocher, car nous savons bien qu’au-dessus de tout, au-dessus de nos générations, au-dessus de nos propres vies, nous portons le destin de l’humanité.
03:50 Publié dans Campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Claude ecobichon, colombelles, deauville, trouville, cabourg, honfleur, gabrielle gilbert
27 mai 2007
Législatives : "Je veux lancer ici à La Rochelle, dans ma région, un message de mobilisation aux électeurs."

"Je veux lancer ici à La Rochelle, dans ma région, un message de mobilisation aux électeurs. Il faut que les 17 millions d'électeurs qui m'ont donné leur voix viennent voter".
"Il est important que ce mouvement de fond qui s'est lancé aux présidentielles, cette énergie, cet enthousiasme se transforment aux législatives", a-t-elle dit. "Quelque chose s'est déclenché qui ne doit pas s'arrêter".
Ségolène Royal voit dans ces échéances "un enjeu démocratique majeur pour que tous les pouvoirs ne soient pas dans les mêmes mains".
Les mensonges du nouveau Président de la République
Ségolène Royal a aussi dénoncé les "mensonges" de Nicolas Sarkozy depuis 10 jours.
"Il y a eu des mensonges tenus par Nicolas Sarkozy". "Sur ces quelques semaines seulement il va pouvoir faire illusion, sauf qu'au vu de la gestion des premiers dossiers on voit que les promesses ne correspondent à rien et ont été faites, pour un certain nombre d'entre elles, uniquement pour gagner des voix".
"Le moment de vérité arrivera pour Nicolas Sarkozy" parce que "les gens vont se rendre compte qu'ils ont été floués petit à petit par un certain nombre de propositions qui sont intenables".
"Un certain nombre de gens se sont faits avoir lorsqu'ils imaginaient que du jour au lendemain ils allaient pouvoir obtenir des déductions d'intérêts sur les emprunts immobiliers".
Parmi ces Français "floués", elle a évoqué les personnes âgées qui ont voté pour Nicolas Sarkozy en raison de la promesse d'allégement sur les droits de succession alors que dans "75% des cas il n'y a aucun droit perçu" ou "ceux qui ont acquis leur résidence principale il y a quelques mois et qui pensaient pouvoir bénéficier de déductions de leurs intérêts d'emprunts".
"C'est la même chose pour le service minimum". Après avoir pris contact avec les organisations syndicales le président Nicolas Sarkozy a été contraint de constater "qu'une réforme comme celle-ci aussi brutalement qu'il l'avait promise est impossible".
Les promesses déjà non tenues incluent la candidature de la Turquie à l'Union européenne. Nicolas Sarkozy a fait "une promesse qu'il savait intenable", c'est que "dès son élection il interromprait les négociations avec la Turquie". "A peine son voyage à Bruxelles s'est-il passé qu'il a été aussi obligé de reculer, il n'a aucun pouvoir pour arrêter du jour au lendemain les négociations au long cours et qui ont engagé dans la quinzaine d'années qui sont devant nous la parole de la France".
20:35 Publié dans Campagne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : nicole ameline, démocratie, politique, censure, meeting, Gauche, Sarkozy
24 mai 2007
Programme du parti socialiste - Législatives 2007
Pour consulter le programme du parti socialiste, cliquez sur le lien ci-dessous
16:07 Publié dans Campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicole ameline, démocratie, politique, censure, meeting, Gauche, Sarkozy
23 mai 2007
Meeting de Colombelles

"Je vous remercie d'être venu aussi nombreux.
Pour ces élections législatives, Damien Cesselin a prévu 30 réunions publiques. La première a eu lieu hier soir à Pont l'évêque et a rassemblé près de 200 personnes.
Je suis engagée dans cette campagne comme suppléante auprès de Damien dans la 4ème circonscription. C'est une expérience très enrichissante. Depuis novembre, avec Damien nous allons à la rencontre des citoyens, mais aussi des élus de la circonscription.
La quatrième circonscription est grande, puisqu'elle s'étend de Colombelles à Honfleur, jusqu'aux portes de Lisieux.
Nous avons déjà fait de nombreux porte à porte sur la circonscription, nous avons rencontré des centaines de personnes, nous avons déjà fait, depuis plusieurs mois, des réunions publiques et des cafés Ségolène, comme à Colombelles, le 6 mars dernier au bar le Marylou.
Avec Damien, nous sommes 2 élus de terrain. Il n'y a pas une journée où nous ne sommes pas interpellés par des gens qui rencontrent des difficultés croissantes.
- Ils ont des problèmes financiers parce que leur pouvoir d'achat est trop faible, ils ne peuvent plus payer leurs factures,
- Leur logement ne les satisfait pas, mais ils ne peuvent pas changer parce que, des logements, il n'y en a pas suffisamment. Pourtant, une loi a été votée par Lionel Jospin concernant l'obligation d'avoir 20 % de logement sociaux, mais de trop nombreuses villes ne l'ont pas appliquée.
- Les jeunes ne trouvent pas de travail,
- le non remboursement des médicaments pose de plus en plus de problèmes aux foyers modestes.
Nous sommes dans un pays très riche, malheureusement, les richesses ne sont pas équitablement partagées, les petits doivent toujours se serrer la ceinture, et les plus privilégiés en ont toujours plus, comme Monsieur Forgeard, PDG d'EADS qui a touché 8 millions d'euros pour son licenciement.
Nous ne devons pas accepter que tous les pouvoirs reviennent à un seul homme. Nicolas Sarkozy contrôle déjà la presse, la télévision, le medef...ce n'est pas tolérable. Tout cela devient inacceptable.
Colombelles occupe une place importante dans la circonscription, elle est la première ville Socialiste du Calvados.
Colombelles est toujours à gauche et le résultat des élections présidentielles le prouve, il est de plus de 68 % des voix exprimées pour Ségolène Royal et nous pouvons nous en féliciter.
Colombelles, située dans la communauté d’agglomération de Caen La Mer est à l'extrémité ouest de la quatrième circonscription. La municipalité de Colombelles a su anticiper la reconversion après la fermeture de la SMN. La Z.A.C. Lazzaro a été aménagée et compte aujourd'hui plus de 1000 emplois. Colombelles située à 5 minutes de Caen a des atouts, une position stratégique privilégiée desservie par un réseau de communication complet et particulièrement dense.
Mais Colombelles se projette désormais vers l’avenir, notamment avec la construction d'un campus technologique qui abrite sur le site de l’ex S.M.N depuis peu de temps, NXP, (ex Philips), véritable vitrine technologique de l’agglomération, et où d'autres entreprises de pointe viendront peu à peu s’installer.
L'action des élus de Colombelles, et en premier, de son Maire, Colin Sueur, a été déterminante dans les choix qui se sont opérés sur le site. Je n'oublie pas non plus le travail formidable réalisé par Claude Ecobichon dans une période difficile lors de la fermeture de la S.M.N. qui a permis de jeter les bases du Colombelles d'aujourd'hui.
Colombelles est un moteur pour la quatrième circonscription, mais aussi un modèle de réussite,
Le développement économique de Colombelles s'accompagne aussi d'une grande opération de renouvellement urbain. Car l'économique ne doit pas faire oublier que le bien-être des citoyens passe par un environnement de qualité et des logements dignes pour chacun, et en nombre suffisant. D’où la construction de logements mixtes sur le plateau de Colombelles, ainsi que sur le site SMN, rue Jean Jaurès. Prenons l'exemple de Neuilly dont le Maire était encore, il y a peu, un certain Nicolas Sarkozy, Neuilly, où il n'y a que 2,5 % de logements sociaux..
Colombelles est une ville solidaire, qui n'aspire qu'à étendre sa réussite à la circonscription toute entière
· L'élection de Nicolas Sarkozy le 6 mai dernier n'a pas entamé notre détermination.
La quatrième circonscription n'a pas vocation à rester à droite. Il faut en finir une fois pour toute avec la dynastie d'Ornano et ses héritiers. Les habitants de notre circonscription rencontrent de nombreuses difficultés, bien loin du luxe affiché sur la côte. Nous ne voulons pas d'une Nicole Ameline, juste bonne à pavaner dans les salons parisiens et dans les cocktails mondains de la côte pour nous représenter.
J'invite chacun d'entre vous à défendre nos valeurs, partout, pour emporter la victoire. Damien Cesselin est le plus à même de les défendre.
Parlez autour de vous, dans votre famille, avec vos amis, vos collègues de travail. Nous devons combattre toutes les inégalités, nous devons être tous égaux devant l'emploi, le pouvoir d'achat, l'éducation, les conditions de vie. C'est sur ces thèmes que Damien Cesselin et moi-même développons notre campagne.
Avec Damien Cesselin, l'heure est au renouveau."
Gabrielle GILBERT

09:55 Publié dans Campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicole ameline, démocratie, politique, censure, meeting, Gauche, Sarkozy
22 mai 2007
Meeting de lancement de campagne à Pont l'Evêque

Lundi soir, se déroulait le premier meeting de la campagne de Damien Cesselin. Plus de 200 personnes étaient présentes dans la Halle de Pont l'Evêque. Un meeting très militant avec les discours attendus de Philippe Duron et Damien Cesselin.

Après le meeting, les militants se sont retrouvés autour d'un buffet accompagnés par le groupe fanfare "Salade de bruits".
A la sortie, quelques personnes ont eu l'agréable avantage de bénéficier d'un contrôle d'alcoolémie organisé par la gendarmerie nationale en sortie de Pont l'Evêque.
01:45 Publié dans Campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicole ameline, colombelles, ameline, damien cesselin, gabrielle gilbert, Philippe augier, calvados
21 mai 2007
La santé
Malgré la multiplication des réformes en trompe-l’oeil et des effets d’annonce, le double bilan de la droite en matière de santé est celui du creusement sans précédent des inégalités et du recul du service public. C’est donc à juste titre que nombre de nos concitoyens se disent préoccupés par l’avenir de notre système de santé solidaire.
Les annonces relatives à l’établissement de nouvelles franchises renforcent les légitimes inquiétudes. La santé brasse aujourd’hui des moyens dépassant largement ceux de l’Education nationale, et son financement engage à l’évidence les générations futures. Notre premier devoir est de convaincre qu’il existe bel et bien une politique de santé de droite, incapable d’assurer l’équilibre financier du système et privilégiant l’individualisme et le court terme, et une politique de santé de gauche fondée sur un esprit de responsabilité financière au service de l’égalité d’accès aux soins et de la préparation de l’avenir.
Remise à plat du plan Douste-Blazy
Le système de santé va mal, la réforme de 2004 n’ayant rien traité de ses principales difficultés. Le retour à l’équilibre des comptes de l’assurance-maladie annoncé pour 2007 n’a pas eu lieu, il faut s’attendre à plus de 4 Mds € de déficit cette année, amenant la dette sociale cumulées sur cinq ans au niveau inégalé de 50 Mds €. Le système de médecin traitant se réduit à une invraisemblable bureaucratie, peu lisible pour les assurés sociaux et facteur de dissuasion pour les plus démunis. Nous remettrons donc à plat le dispositif Douste-Blazy, en supprimant les forfaits non remboursés et en réévaluant le parcours de soins.
Le moyen le plus sûr de conforter financièrement les régimes sociaux est de conduire une politique économique dynamique, et non de culpabiliser les malades au risque d’une détérioration coûteuse de la santé publique. Si des financements nouveaux s’avéraient toutefois nécessaires pour faire face aux enjeux du vieillissement démographique, nous les définirions en concertation étroite avec les partenaires sociaux, les associations de malades et les professions de santé.
Priorité à l’hôpital public
L’hôpital est la colonne vertébrale de notre système. Il assure les grandes missions de service public (urgences, action sociale, formation, recherche) et représente à ce titre la majorité de nos dépenses de santé. Or, la droite n’a eu de cesse depuis cinq ans de pénaliser financièrement les établissements publics, en alignant leur gestion sur celle des cliniques privées. Nous porterons un coup d’arrêt à la convergence public-privé, et la spécificité de la mission de l’hôpital public sera reconnue à travers un plan de relance de 2,5 Mds € sur cinq ans.
Préparation de l’avenir
Pour relever les défis du vieillissement et des nouvelles technologies, nous dynamiserons le secteur économique de la santé dans une perspective de long terme. Nous anticiperons les besoins en personnel médical et nous développerons un programme de recherche et développement ambitieux en matière de santé. L’effet de levier lié à l’augmentation des crédits de la recherche publique sera optimisé par la promotion des synergies public-privé dans ce domaine. Ainsi, la politique de recherche sera véritablement renforcée.
Lutte contre les dépassements d’honoraires et les refus de soins
Les patients ont payé un lourd tribut à la réforme de 2004, puisque les dépassements d’honoraires ont atteint 2 milliards d’euros sur la seule année 2006. Nous reviendrons sur les mesures de facilitation des dépassements, et demanderons que les institutions concernées prennent les sanctions nécessaires face aux abus. Nous veillerons à ce que les bénéficiaires de la CMU et de l’AME soient reconnus dans leurs droits (sanction des refus de soins) et nous redonnerons toute leur dimension à ces dispositifs en supprimant les obstacles administratifs imposés par la droite (condition de résidence de trois mois notamment).
Développement de la prévention
Nous mettrons fin à l’hémiplégie de notre système de santé établie au profit du seul curatif, car ce sont bien les progrès de l’hygiène, des modes de vie, de l’environnement et de l’alimentation qui se trouvent particulièrement à la source des progrès de l’espérance de vie. Ainsi, nous passerons enfin d’une politique de soins à une politique de santé, fondée sur la prévention et le lien social. Cette évolution passera par la tenue d’un grand plan de prévention des maladies graves, l’expérimentation de forfaits de prévention rémunérant les médecins libéraux assurant un suivi préventif et d’éducation à la santé d’une population donnée et par une large concertation sur les moyens de rendre les citoyens acteurs de leur propre santé.
Relance de la démographie médicale
Nous nous engageons à implanter 500 maisons de santé dans les zones rurales et périurbaines sous-médicalisées. Ces structures seront adossées à des établissements hospitaliers et favoriseront le rapprochement des filières de l’hôpital, de la médecine de ville et du médico-social. Ces services de proximité auront l’avantage de répondre au défi de la démographie médicale par la mutualisation des moyens logistiques et l’adaptation à la demande croissante de conditions de travail facilitées émanant du corps médical. Par ailleurs, nous organiserons une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences dans la santé, comme ceci existe dans d’autres secteurs avec délégations et transferts de tâches. Des bourses d’études incitatives et des aides à l’installation seront attribuées aux médecins libéraux acceptant de s’installer dans les zones aujourd’hui désertées.
15:20 Publié dans Campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicole ameline, colombelles, ameline, damien cesselin, gabrielle gilbert, Philippe augier, calvados
Dialoguez en direct avec Damien Cesselin
Damien Cesselin organise un « chat », le mardi 22 mai de 16 heures à 20 heures. Les internautes pourront lui poser leurs questions en direct. Tous les thèmes pourront être abordés, qu’ils concernent la politique nationale ou les dossiers locaux.
Pour atteindre la page d’accueil du chat, cliquez ici
10:50 Publié dans Campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicole ameline, colombelles, ameline, damien cesselin, gabrielle gilbert, Philippe augier, calvados

