04 mai 2007

Le danger Sarkozy

Pour mieux connaître le candidat de l'UMP.

Cliquez sur ce lien : Sarkozy.doc

Sarko et les médias avaient tort

Il est possible de remplacer des douaniers par des infirmières 

source : 20 minutes.fr

Est-il possible de ne pas remplacer des douaniers qui partent à la retraite et augmenter, en lieu et place, le nombre d’infirmières, comme l’a suggéré lors du débat Ségolène Royal ? Non, avait répondu Nicolas Sarkozy «parce que la fonction publique hospitalière, c’est payé par un autre budget que le budget de l’Etat» et qu’on ne peut pas «redéployer (les fonds) entre l’Etat et l’assurance-maladie».

«Il est vrai que la fonction publique hospitalière est payée par l’assurance-maladie, contrairement à la fonction publique d’Etat et à la fonction publique territoriale», souligne Martine Bellanger, économiste à l’Ecole Nationale de la Santé Publique (ENSP) de Rennes. Qui rappelle que l’assurance-maladie, elle-même, est financée par les cotisations sociales et la CSG. Nicolas Sarkozy aurait-il donc raison ?

L’Etat a son mot à dire


«Non, il a tort, répond Jean-Marie André, lui aussi économiste à l’ENSP et spécialiste de l’Assurance-maladie. Dans le cadre de la loi annuelle de financement de la Sécurité sociale, l’Etat peut décider d’augmenter les dotations à l’Assurance-maladie via une augmentation de ce qu’on appelle les «contributions publiques». Celles-ci, comme les taxes sur l’alcool, le tabac ou la taxe de solidarité sur les sociétés, contribuent marginalement au financement de l’assurance-maladie, parallèlement aux cotisations sociales».

«On peut donc très bien imaginer que le législateur vote une diminution du nombre de certains fonctionnaires de l’Etat dans la loi annuelle de Finances et répercute l’économie réalisée dans la loi de financement de la Sécurité sociale», poursuit Jean-Marie André.

Et de pointer une contradiction de Nicolas Sarkozy qui a proposé la fusion des Assedic et de l’ANPE. «Les premiers relèvent des partenaires sociaux, comme l’assurance-maladie, et le second est un service public. On peut certes avoir la volonté politique de les fusionner mais pourquoi, dans ce cas, avoir tant mis l’accent sur l’autonomie de l’assurance-maladie ?».

Alexandre Sulzer

Sondages, attention danger

Après un débat où Ségolène Royal a dominé son adversaire, le fixant lorsque Sarkozy fuyait le regard répondant aux questions, en prenant à témoin les deux journalistes-animateurs,

Après un débat au cours duquel Sarkozy s'est enfermé dans un rôle, tour à tour homme blessé quand il était attaqué sur son bilan,  anormalement calme au point d'être muet et dans l'incapacité de s'imposer

Après un débat, où Sarkozy a été placé devant ses contradictions, devant son incompétence, et devant ses bourdes,

les sondages comme par hasard, le donnent gagnant du duel et son avance s'accentuerait à trois jours du scrutin décisif.

Nous devons dénoncer cette manipulation de l'opinion, dénoncer ces médias et instituts de sondages qui sont à la botte du candidat de l'UMP, dénoncer cette dérive qui n'est qu'un aperçu de la France de demain.

Dimanche soir, il sera trop tard, il nous reste ces deux jours pour occuper le terrain et défendre bec et ongles les valeurs républicaines et démocratiques de la France.

Un 7 mai au matin sous la coupe de Sarkozy serait une régression sans précédent et le prémices à des années douloureuses pour les plus précaires. Sans vouloir être pessimiste, il sera difficile de reconstruire après le passage d'un bulldozer tel que Sarkozy.

Chacun doit en prendre conscience. Chacun de nous est devant une situation sans précédent.

Le risque Sarkozy est bien réel ! 

Gilles 

03 mai 2007

Réactions à gauche après le débat Ségolène - Sarkozy

Réactions à gauche

- François Hollande, Premier secrétaire du PS : elle a "conduit et dominé" le débat, faisant la démonstration de la "crédibilité" et de sa "capacité à exercer les fonctions" de chef d'Etat. "Le débat a été fructueux. Ségolène a conduit et même dominé l'échange (...). Elle a montré (...) de la crédibilité. Elle a montré aussi de la cohérence, de la capacité à exercer les fonctions", a déclaré le numéro un socialiste. Selon lui, la candidate du PS "a bien fait apparaître que Nicolas Sarkozy était le candidat sortant, y compris sur la sécurité".

- Vincent Peillon, porte-parole de campagne de Royal : elle "a fait la différence" face à Sarkozy "en permanence sur la défensive", "imprécis" voire "indécent" dans certains dossiers. "Ce soir, le masque est tombé", estime-t-il. "Sorti de la fuite devant ses responsabilités et de son bilan, il n'a rien à proposer, si ce n'est des discours lénifiants et des droits opposables", a-t-il poursuivi. Alors que "Ségolène Royal a fait preuve ce soir d'autorité et de compétence, de cohérence et de courage. Ce débat, tant attendu, aura été utile".

- Arnaud Montebourg, porte-parole de Royal : elle "a dominé le débat de A à Z. Il n'y a pas eu de moment où Nicolas Sarkozy a réussi à imposer un tant soit peu ses idées. Elle a gagné ce débat". "Il y avait ce mélange extraordinaire dans une femme exceptionnelle".

- Julien Dray, porte-parole de Royal: "ceux qui ne connaissaient pas Ségolène Royal ont découvert une présidente, une femme d'autorité, de convictions. A plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a été sur la défensive. Peut-être qu'il ne s'attendait pas à une telle confrontation et à une telle intensité. Ceux qui ont voté pour elle au premier tour, comme tous ceux qui doutent, se disent: ‘c'est une sacrée bonne femme'."

- Jack Lang, conseiller spécial de Royal: "Ségolène Royal a été époustouflante de bout en bout. Avec une pêche d'enfer elle a donné le la en permanence. Elle est apparue avec évidence comme la présidente de la France. Sa stature, son autorité, sa compétence se sont imposées avec éclat."

- Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale : elle "a impressionné, beaucoup ne la connaissaient pas à ce niveau de capacité, de détermination et d'autorité". "Je pense que ça pèsera et que ça fera réfléchir ceux qui, de bonne foi, hésitent et notamment pensent peut-être qu'une femme, la France n'est pas encore prête à la mettre présidente de la République". "Je pense que ce soir, il y aura une partie des Françaises et des Français qui auront basculé dans le choix du vrai changement." Tandis que "le candidat de l'UMP s'est enferré dans la continuité d'un système à bout de souffle où promesses clientélistes, mesures non financées, autoritarisme et à peu près s'enchevêtrent. M. Sarkozy est apparu mal à l'aise, emprunté, maîtrisant mal ses dossiers. Il incarnait la politique d'hier".

- Yann Wehrling, porte-parole des Verts : "Nicolas Sarkozy fait preuve d'une totale incompétence sur les questions de l'écologie. Il se contente de micro-mesures, comme les agrocarburants, totalement à côté des enjeux. Ségolène Royal fait vraiment la différence par exemple en développant les capacités de création d'emplois en matière d'écologie et la politique fiscale écologique".

- Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche : "Confiante, compétente, sereine, Ségolène Royal a dominé un Nicolas Sarkozy constamment sur la défensive et approximatif". "Elle a remporté ce soir une victoire déterminante qui doit lui permettre d'être élue dimanche présidente de la République".

- Alain Krivine, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire : "Je crois que les propos de Sarkozy, ce soir, ça ne peut qu'inciter les hésitants à voter dimanche prochain contre Sarkozy. Il est apparu pour ce qu'il est, c'est-à-dire véritablement un adversaire aujourd'hui du monde du travail et de la jeunesse". "Je ne pense absolument pas que Ségolène Royal a pu séduire l'électorat de la Ligue mais je crois que Sarkozy, par contre, a certainement convaincu beaucoup d'hésitants qu'il fallait vraiment voter contre lui dimanche".

02 mai 2007

Segolène seule face au mensonge

Quoi que dise Sarkozy, gros mensonges ou grossiers détournements de sens,  ses inconditionnels revoteront pour lui. Cela ne suffira pas, on le sait.
Pour ceux et celles qui étaient présents hier à Charlety, et qui ont assisté à un magnifique retour en force de la France et son histoire, par la voix d'une Ségolène Royal à son plus haut niveau, on aura compris que le candidat de la droite va se retrouver face à un mur qui ne cèdera pas. Et c'est lui qui sera démonté.

Nous sommes des millions à y croire plus que jamais.

Charléty, quel beau 1er mai !

Il fallait avoir la chance de pouvoir entrer au stade Charléty hier avant que les portes ne soient fermées dès 16h par mesure de sécurité.

Plus de 40 000 personnes à l’intérieur, une marée humaine d’au moins 20 000 personnes sur les boulevards à l’extérieur, cette journée qui s’annonçait magnifique s’est révélée triomphale pour notre candidate !

Une marée humaine multicolore, multi-couleurs, multi- générationnelle a fraternisé durant plusieurs heures dans la joie et la bonne humeur en écoutant des chanteurs et musiciens eux aussi extrêmement éclectiques.

Hier, cette foule incarnait vraiment la fraternité, la solidarité, ces valeurs de gauche que nous défendons face à l’intolérance, le sectarisme dangereux du candidat Sarkosy et cet enthousiasme, j’en suis sûre est le signe précurseur de la victoire dimanche soir !

30 avril 2007

"Liquider" Mai 68 : Sarkozy provoque un tollé

François Hollande: "Ce n'est pas la société de demain" que prépare Sarkozy, mais "la société d'hier ou d'avant hier". Cohn-Bendit dénonce le "terme stalinien, bolchevique, de 'liquidation'". Gérard Aschieri (FSU): "C'est de l'idéologie à l'état brut avec un côté 'âge d'or' qui n'a jamais existé"

 

Mai 1968 à Paris

 

Le virulent discours de Nicolas Sarkozy contre l'"héritage" de mai 68, prononcé dimanche 29 avril lors du meeting du candidat UMP au Palais omnisport de Paris-Bercy, a provoqué de nombreuses réactions. "Mai 1968 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral", a déclaré Nicolas Sarkozy pour qui il faut désormais "tourner la page" et "liquider" cet "héritage".

"Un côté âge d'or qui n'a jamais existé"

"Un discours idéologique", commente Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (éducation). "L'école de Jules Ferry était une école de tri social extrêmement forte. On se donne l'illusion qu'avant on formait bien tout le monde alors que c'est totalement faux". Selon le leader syndical, "ce discours sur Mai 68, c'est de l'idéologie à l'état brut avec un côté âge d'or qui n'a jamais existé".

"Une société totalement verrouillée"

Mai 68, c'était aussi "11 millions de grévistes qui ont obtenu les accords de Grenelle, le droit des femmes à accéder à la contraception, un vent de liberté contre une société totalement verrouillée", a pour sa part commenté la candidate Ségolène Royal, qui souligne en outre la "grande violence" et la "grande brutalité" du discours de l'ancien ministre de l'Intérieur.

Régression

François Hollande n'est pas en reste. Le Premier secrétaire du Parti socialiste estime que Nicolas Sarkozy mène "une démarche de régression, pour ne pas dire de réaction". "Ce n'est pas la société de demain que prépare Nicolas Sarkozy, (...) c'est la société d'hier ou d'avant hier", estime-t-il. A ses yeux, Nicolas Sarkozy est le "candidat de la régression, du bilan, du statu quo, de l'injustice" mais aussi "de l'incantation".

"Un moment important de la modernisation de la société française"

Enfin Daniel Cohn-Bendit, qui fut un des leaders de mai 68, considère que "parler de liquidation de 68, c'est du bolchevisme". Il juge "incroyable ce terme stalinien, bolchevique, de 'liquidation'".
"Si on veut un bolchevique au pouvoir en France, eh bien: Sarkozy!", a-t-il lancé. L'eurodéputé vert souligne que Mai 68 "a transformé la société française de fond en comble, a libéré l'autonomie des individus". "68, c'est un moment important de la modernisation de la société française", "c'était une soif de vie", a-t-il jugé, tout en ajoutant que "la critique a été faite par des tas de gens, dont moi, depuis longtemps".

Distribution de tracts

A Colombelles, aujourd'hui dimanche, nous étions une dizaine de militants du parti socialiste et du parti communiste à distribuer des tracts aux abords des commerces du centre ville. Certains colombellois nous rendaient le tract, parce qu'ils étaient déjà convaincus de voter Ségolène et voulaient nous les laisser pour convaincre d'autres indécis. Nous avons recueilli beaucoup de messages d'encouragement et ressenti une volonté farouche des habitants de Colombelles de rejeter Nicolas Sarkozy le 6 mai prochain. La brutalité et l'arrogance du candidat de l'UMP inquiètent vivement les colombellois dont certains souffrent au quotidien de la politique menée depuis cinq ans par Sarkozy et ses amis. Ils savent que demain aucun répit ne leur serait accordé par un parti politique qui détiendrait tous les pouvoirs, politiques, financiers, médiatiques. Les colombellois veulent demain une France plus juste.

Lorsqu'il entendent prononcer le prénom de notre candidate, les visages des colombellois s'illuminent ! Colombelles  votera dimanche prochain encore plus massivement qu'au premier tour pour Ségolène !

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