20 avril 2007

Le plateau « E-Porte Ouverte » a été interrompu pour cause de trop forte affluence sur desirsdavenir.org

Suite à une trop forte affluence sur le site campagne de Ségolène Royal, desirsdavenir.org , l'évènement « e-porte ouverte » a été interrompu.

Avec presque 300 000 connexions ce jour avant 18 heures, contre 125 000 visiteurs hier, les serveurs du site ont vacillé, ne pouvant résister à plus de 50 000 connections simultanées.

Retrouvez dans la soirée le message vidéo de Ségolène Royal venant clore la campagne officielle du 1er tour de l'élection présidentielle.

Bayrou : Une supercherie politique

1. François Bayrou dans les faits
  • Il a été ministre d’Édouard Balladur puis de Jacques Chirac, de 1993 à 1997.
  •  Sur l’ensemble de la dernière législature, l’UDF a voté tous les textes majeurs, et presque toutes les lois importantes.
  •  Son engagement était très explicite dès juin 2002 lorsqu’il indiquait « voter UMP ou UDF mais en tout cas pas voter socialiste » et lorsqu’il rajoutait « Il faudra entre l’UMP et l’UDF des relations suivies et une organisation de notre travail en commun sur la base d’un partenariat. Préparons-le d’ores et déjà ».
  • François Bayrou dirige un parti où tous les élus travaillent avec l’UMP, dans les régions, les départements et les municipalités et attendent pour refaire des accords électorauxavec le parti de Nicolas Sarkozy.
  • François Bayrou a souvent pris ses distances avec les principes de laïcité, que ce soit en 1994 (loi Falloux), comme ministre de l’Éducation nationale, ou bien plus récemment, en se prononçant contre la loi sur le port des signes religieux ostensibles à l’école.

2. François Bayrou dans les idées

A lire son projet, François Bayrou ne se distingue pas de Nicolas Sarkozy. Il est l’autre candidat de la droite.

  • Sur les salaires, il propose comme Nicolas Sarkozy d’exonérer les entreprises de charges sociales sur les heures supplémentaires, ce qui aura pour effet de dissuader de nouvelles embauches.
  • Sur l’emploi, il veut supprimer les charges de toute entreprise qui créera deux emplois. Il ne distingue pas les grosses (qui n’ont pas besoin de cette aide) des petites.
  • Sur le travail, il adopte comme l’UMP, l’idée d’un contrat de travail unique, sur le modèle du CPE.
  • Sur la fiscalité, il est à l’unisson de la droite puisqu’il s’apprête à réformer l’ISF et les droits de succession. En revanche, il suggère de remplacer les cotisations sociales patronales perdues par une TVA sociale que tous les consommateurs paieraient…

François Bayrou construit sa démarche sur le ni droite ni gauche. C‘est une supercherie. La France a besoin de choix clairs. Les Français en ont été privés en avril 2002. Ce que propose François Bayrou, c’est la confusion au service de la continuité.

3. François Bayrou a une posture : celle de la confusion. Il a un objectif : permettre à une variante de la droite de gagner sur un malentendu omme en 1995. Il n’a qu’un mandat commun à toute la droite : obscurcir les enjeux de la campagne, en empêchant un réel changement social et politique. Voter François Bayrou, c’est prendre le risque d’empêcher la gauche d’être au second tour.


Ségolène Royal est la seule candidate du changement, dès le premier tour, pour gagner au second.

48 heures pour convaincre et faire gagner la gauche !


Nous sommes à quelques heures d’'une échéance électorale décisive. Dimanche 22 avril, il y aura douze candidats, mais deux chemins possibles : celui du conservatisme brutal avec le candidat de l’'UMP, celui du changement à gauche avec Ségolène Royal.

Beaucoup de nos compatriotes sont encore indécis. C’est pourquoi ces derniers instants de campagne sont importants. Ils feront l’'élection. Jeudi soir à Toulouse auprès de notre candidate, vendredi en campagne dans le Lot et en Haute-Garonne, dans ma circonscription de Seine-Maritime aussi, partout, mon message est simple : le seul bulletin de vote du changement, c’'est le bulletin socialiste.

J’'appelle chacune et chacun à se mobiliser. La gauche peut et doit gagner. Pour cela, elle a besoin de toutes les énergies. Il n’'y a de victoire que collective.

Laurent Fabius

Henri Weber : Le fond de l'air est rose

Analyse :

 

L'aspiration à l'ordre prouverait que le pays a basculé à droite. L'analyse idéologique de la campagne montre l'inverse. (Tribune publiée par Libération)

Comment se présente le paysage idéologique français ­ le PIF ­ en cette veille d'élection présidentielle ? «La France a basculé à droite, se réjouissent les leaders de l'UMP, la droite domine idéologiquement et politiquement.» Ce diagnostic ­ partiel et partial ­ n'est corroboré ni par les urnes ni par les enquêtes d'opinion. Les socialistes ont gagné spectaculairement les élections régionales (20 régions sur 22) et européennes (30 % des suffrages) en 2004. La droite libérale a perdu, non moins spectaculairement, le référendum du 29 mai 2005. Les enquêtes d'opinion attestent, certes, qu'une majorité de Français aspire au respect de la loi et au rétablissement de l'autorité de l'Etat. Comment en serait-il autrement au terme des «années Sarkozy», qui ont vu la montée des violences contre les personnes et l'embrasement des banlieues ? Mais cette aspiration ne signifie pas que les Français souhaitent un retour à l'ordre moral répressif d'avant Mai 68, et encore moins à l'exercice autoritaire du pouvoir. 61 % d'entre eux se prononcent contre le rétablissement de la peine de mort, 78 % pensent que «l'homosexualité est une manière acceptable de vivre sa sexualité» ; 66 % sont favorables au vote des étrangers non européens aux élections locales (1). La demande de règles et d'autorité n'est pas en soi le signe d'un «virage à droite» du corps électoral. Tout dépend de l'ordre espéré, et pour l'immense majorité des électeurs, il s'agit de l'ordre démocratique et républicain.

18 avril 2007

Pour tous les indécis

Je rentre à l'instant du meeting de Jean-Luc Mélenchon à Mézidon, venu soutenir la candidature de Clotilde Valter dans la circonscription de Lisieux. Jean-Luc a été très efficace, comme il l'avait été à Touques au mois d'octobre lorsqu'il était venu pour le lancement de la campagne de Damien Cesselin. Dans une salle comble, il a lancé un appel envers les indécis qu'il nous a chargé de relayer. Je vous en livre ici quelques extraits.

Voter c'est résister !

Nous ne devons pas nous laisser impressionner par les apparences et ne surtout pas accepter la folklorisation du débat qui nous est servi par les médias. Peu importe la marque du tailleur de Ségolène ou la couleur de ses chaussures. On veut nous voler toutes les occasions qui nous sont données, de présenter nos idées, de défendre le pacte présidentiel de notre candidate Ségolène Royal.

Objectif de l'adversaire : instiller le doute !

A les entendre, les socialistes ne seraient capable de rien sinon du pire. Qu'ont-ils fait ? Vous avez tous entendu cela, nous l'entendons tous les jours. Comme l'a dit Jean-Luc, depuis dix ans on nous critique François Mitterand, piétinant sa mémoire, peut-être de peur qu'il ne revienne. Mais nous nous savons tout ce que nous lui devons.

  • L'abolition de la peine de mort, c'est François Mitterand
  • La retraite à 60 ans, c'est François Mitterand
  • l'augmentation du SMIC de 25%, c'est François Mitterand
  • La nationalisation des banques, c'est François Mitterand... et la liste est longue. 

Aujourd'hui, nos adversaires sèment le doute, pour nous, pour vous faire oublier les évolutions prodigieuses qu'il a conduites.

Le bon Monsieur Bayrou

Lui, il a fait toute sa vie à droite et maintenant il dit : "assez de discussoions droite - gauche !" Mais c'est tyrannique !

Il veut nous empêcher de débattre, car le vrai sujet, la grande question c'est bien de savoir dimanche, quoi choisir entre deux modèles qui nous sont proposés.

D'un côté, la loi de l'argent, du profit, des plus forts, le libéralisme que nous servent tous les candidats de droite sans exception. Et le libéralisme, depuis cinq ans, nous en avons un avant-goût - déjà amer - et demain ce sera bien pire car ils n'auront plus de limites si nous les laissons faire.

De l'autre côté, une société basée sur la justice et la solidarité - plus juste, la France sera plus forte - tel est le slogan de Ségolène.

Alors, ce bon monsieur Bayrou, eh oui c'est vrai qu'il a une bonne mine, on lui donnerait le bon dieu sans confession, il propose d'étouffer le débat, il prétend avoir la solution, plus de droite ni de gauche. Il vient flatter chacun de nous comme le fait Sarkozy, il répond aux interrogations de chacun. Mais on oublie une chose essentielle, nous votons pour celui qui propose ce qui est bon pour le pays, pas pour celui qui propose ce qui est bon pour nous. L'enjeu de la présidentielle, c'est le choix de la société dans laquelle nous voulons vivre.

Les bonnes idées du bon monsieur Bayrou

Bayrou a repris l'idée du Medef : le contrat de travail à rupture par consentement mutuel. "C'est comme la famille" dit-il Sauf que je n'ai jamais épousé mon patron ! Et vous ? Il n'y a pas de consentement mutuel entre le plus fort et le plus faible. C'est toujours le plus fort qui gagne, en l'occurence le patron. Bayrou, c'est encore celui qui, lorsqu'il était ministre de l'Education voulait faire passer la démolition de la loi Falloux. Sa loi a été cassée par le Conseil Constitutionnel car elle remettait en cause la laïcité. La laïcité, c'est la devise qui nous vient juste après, liberté, Egalité, Fraternité. Nous, socialistes, nous y tenons. Ce bon monsieur Bayrou propose encore l'exonération des charges sociales pour aider à lutter contre le chomage. Mais c'est tout simplement revenir à faire payer le citoyen, car les exonérations de charges, il faut le savoir, sont directement prélevées sur le budget de l'Etat. 

Vous qui êtes indécis, vous avez encore 4 jours pour vous décider, mais sachez que les gens de gauche votent à gauche. La solution du vote Bayrou n'est qu'un hold-Up sur votre pensée. Ne vous laissez pas abuser par ce bonimenteur, qui sous son air patelin ne vous apportera rien. Bayrou ou Sarkozy, c'est le triomphe de la droite libérale, à l'opposé des idéaux de justice et de partage des socialistes. 

Politique fiction

medium_Bayrou.jpgEn exclusivité : la composition du futur gouvernement Bayrou !

François Bayrou, à bout d'arguments et de souffle, a affirmé hier à Lille qu'il était le seul à pouvoir faire travailler ensemble Dominique Strauss-Kahn et Jean-Louis Borloo.

Mauvaise pioche, DSK a rejeté ce matin toute idée d'alliance entre le PS et l'UDF : "hors de propos" et a expliqué qu'il n'avait jamais eu de contact avec Bayrou et qu'il ne souhaitait pas en avoir...! Bayrou est un affabulateur, un gigolo de la politique qui a été dans l'incapacité dans cette campagne de créer une dynamique aurour d'une Union politique droite-gauche aussi virtuelle qu'improbable.

Les masques tombent : reste les quelques ralliés par dépit qui seraient appelés à former un hypothétique gouvernement du "Président" Bayrou :

- Premier Ministre : un Delors jeune qu'on cherche toujours

- Ministre de l'Intérieur : Azouz Begag : cela changera de Sarkozy qui l'insultait et l'humiliait régulièrement et qu'il n'a désavoué que quelques jours avant la présidentielle en démissionnant de son maroquin

- Ministre du travail : François Goulard : au programme le CPE pour tous

- Ministre des Finances : les Gracques : il semble que dans ce groupe d'ex hauts-fonctionnaires, nombreux sont ceux qui ont désormais de très confortables revenus dans le privé

- Ministre de la Défense : Spartacus : c'est sous ce pseudo que très courageusement, d'autres fonctionnaires anonymes se sont prononcés pour Bayrou. Idéal comme couverture pour les missions de renseignement.

- et enfin Ministre des personnes âgées : Michel Rocard...

Ah j'oubliais, Michel Camdessus aux affaires sociales : un poste taillé sur mesure pour ce "gauchiste", ancien directeur du FMI

17 avril 2007

1995 - 2007 Ce qu'a fait la gauche !

EMPLOI

  • 350.000 emplois créés par an pendant 5 ans
DROIT DU TRAVAIL
  • Les 35 heures
JEUNESSE
  • Les emplois jeunes
ECOLE
  • Plan pluriannuel de recrutement des enseignants
LOGEMENT
  • 20% de logements sociaux dans les villes
FISCALITE
  • Baisse de la TVA
SANTE
  • La CMU (Couverture Maladie Universelle)
PERSONNES AGEES
  • APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie)
LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS
  • Le PACS et la Parité
SECURITE
  • Police de proximité
ENVIRONNEMENT
  • Moratoire sur les OGM

1995 - 2007 Ce qu'a fait la droite !

EMPLOI

  • +40% d'allocataires du RMI en 5 ans
DROIT DU TRAVAIL
  • Le CNE (Contrat Nouvelle Embauche)
JEUNESSE
  • Le CPE (Contrat Première Embauche)
ECOLE
  • Suppression de 35.000 postes d'enseignants en 5 ans
LOGEMENT
  • Baisse de 10% des APL
FISCALITE
  • Baisse d'Impôt pour les plus riches (Bouclier Fiscal)
SANTE
  • Un euro non remboursé par consultation
PERSONNES AGEES
  • Suppression du lundi de Pentecôte
LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS
  • Expulsion d'enfants étrangers scolarisés
SECURITE
  • + 16% de violences aux personnes en 5 ans
ENVIRONNEMENT
  • Diminution des crédits aux transports publics

Chirac avait la Pomme, Bayrou choisit la Mandarine

François Bayrou, la mandarine

Je n’ai jamais eu confiance dans la mandarine. Je m’aperçois aujourd’hui que je n’ai jamais eu confiance dans la mandarine et ce n’est pas à cause de François Bayrou, ce n’est pas possible. Ce manque de confiance ancien, très ancien, très enfantin ne vient pas du fait que François Bayrou a choisi la mandarine pour être le fruit de sa campagne. Moi je m’aperçois aujourd’hui que j’ai toujours pensé, « d’aussi loin qu’il m’en souvienne » que la mandarine est un fruit, que c’est un fruit pas franc, pas sûr, pas certain, un fruit auquel on ne peut pas faire confiance.

Du cageot, Francis Ponge a dit « à mi chemin de la cage au cachot ». Quel serait le mi chemin de la mandarine ? Sa forme n’est pas ronde, sa forme n’est pas ovale, sa forme est molle, indistincte. Son goût hésite entre le sucré et l’acide, tente d’imiter l’orange, tente d’imiter le citron, n’y parvient pas, n’y parviendra jamais et finit par poisser les doigts, la langue, le palais. Sa peau ne résiste pas, ne résiste à rien. Son écorce cède, est faite pour céder, pour se dépiauter, c’est un fruit jetable avant d’être consommé. Et puis vous avez remarqué, vous avez comme moi remarqué, comme moi, vous n’avez pas pu ne pas remarquer que pourrie, la mandarine, que même pourrie, on ne s’en aperçoit parfois qu’après l’avoir mangée. Ce n’est pas un fruit franc, à la moisissure bien visible, bien nette et ce n’est pas une belle orange ferme, qui résiste un peu, qui résiste beaucoup, mais qui délivre ensuite sa pulpe et qui la fait craquer.

La mandarine, c’est un fruit pour amuser les enfants. Puis un jour les enfants ne font plus confiance à la mandarine.

10:30 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : udf, UDF, ump, ps, UMP, PS

UDF - UMP, pas de différence

Au cours des cinq dernières années, l'UDF ne s'est jamais vraiment opposée à l'UMP, alors qu'au Sénat, en joignant ses voix à celle de la gauche, elle aurait pu faire barrage à des mesures que son président François BAYROU dénonçait dans les médias...

Et pour l'avenir, Nicolas SARKOZY et François BAYROU envisagent la même politique économique et sociale : ils se sont prononcés contre la hausse du SMIC, pour le maintien du Contrat Nouvelle Embauche, pour la réduction de l'Impôt sur la Fortune, pour une hausse éventuelle de la TVA et contre la taxation des superprofits...

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